Josie Desmarais/Métro Valérie Plante

À quelques semaines seulement du dépôt du budget de son administration municipale, en novembre prochain, la mairesse Valérie Plante a dit vouloir travailler «en amont» avec les villes liées en vue de la construction d’un cadre financier, jeudi en marge d’un point de presse.

Plus tôt, les maires de 15 villes liées de l’île de Montréal avaient affirmé vouloir un «budget responsable» pour 2019, soulignant que celui-ci ne doit pas dépasser le taux d’inflation. «Ils ne seront pas déçus», leur a répondu la mairesse Valérie Plante jeudi en fin d’après-midi, indiquant vouloir «garder le niveau de taxes au niveau de l’inflation».

«En bas de l’inflation, ça veut dire une baisse de taxes, a-t-elle d’abord lancé. Pour le niveau des services qui doivent être distribués, on doit s’en tenir à l’inflation, car ça demeure la façon la plus responsable d’agir, on pense. Pour le reste, mon budget n’est pas bouclé, donc je ne rentrerai pas dans les détails.»

Ensuite questionnée à savoir si la Ville de Montréal fournira son budget le jour même aux villes liées, Mme Plante a assuré qu’elle leur présentera «bien avant», cette année, «afin d’éviter qu’elles ne soient prises de court». «On va les informer, se rencontrer et échanger sur leurs besoins, dans un processus beaucoup plus ouvert et en amont, que je valorise beaucoup», a-t-elle laissé entendre.

Plusieurs maires des municipalités liées ont demandé récemment des modifications dans la gouvernance au conseil de ville, plaidant notamment que Montréal avait trop de poids décisionnel. Depuis, l’administration Plante s’est entendue avec ceux-ci sur la réalisation de quatre chantiers de réflexion, dont un qui traite spécifiquement de la gouvernance.

«Ce qui m’apparaît clair, c’est que ces dossiers-là sont très importants et qu’il faut avoir des discussions. Mais il faut aussi comprendre la force de l’agglomération de Montréal. Son poids est très important en termes de population, il faut l’entendre.» -Valérie Plante

Le système actuel de la gouvernance, qui est basé sur un modèle «que les villes liées ont accepté précédemment», ne se change pas «sur un 10 cennes», a-t-elle indiqué.

Malgré tout, la mairesse de la métropole s’est dite très heureuse que ses collègues des villes liées constatent l’ouverture de son administration dans ce dossier. «Quand j’entends dire qu’on a jamais été autant ouverts à discuter, ça me dit qu’on va dans la bonne direction, a-t-elle avancé. On est proactifs, et on va avancer.»

Montréal soutient Christine Black
Mercredi, l’avocate Anne-France Goldwater et ses collègues ont adressé une demande à l’arrondissement de Montréal-Nord, lui sommant de ne pas euthanasier le chien qui a blessé six personnes en août dernier.  L’administration municipale a répondu par la négative à la demande du cabinet d’avocats.

«Nous allons maintenir l’euthanasie, car nous priorisons l’humain, et ce chien est dangereux», avait expliqué Christine Black, mairesse de Montréal-Nord, déplorant notamment l’insistance du cabinet juridique pour obtenir une réponse à sa requête.

Jeudi, Valérie Plante s’est rangée derrière sa collègue municipale, affirmant «qu’un chien dangereux doit être euthanasié». «Mme. Black a tout à fait raison», a lancé la mairesse, avant de quitter la salle.

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