Archives Métro L'ex-maire de Laval, Gilles Vaillancourt

Les nombreuses allégations de corruptions concernant le maire Gilles Vaillancourt et les perquisitions de l’UPAC à Laval auront finalement eu raison de lui: le maire devrait démissionner vendredi.

Gilles Vaillancourt, maire de Laval depuis 1989, devrait annoncer en début d’après-midi, vendredi, sa démission, sans toutefois répondre aux questions des journalistes, selon les informations obtenues par Radio-Canada.

Après plusieurs jours de spéculations, quelques médias ont affirmé jeudi avoir eu la confirmation que le maire serait sur le point d’annoncer sa démission. L’attachée de presse du maire, Johanne Bournival, n’a toutefois pas voulu confirmer de date précise, en entrevue avec Métro.

«M. Vaillancourt est en processus de réflexion depuis maintenant plus de deux semaines, alors sa décision devrait être annoncée sous peu», s’est-elle contentée d’affirmer.

Le 24 octobre, après plusieurs perquisitions de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) à Laval, le vice-président du comité exécutif de la Ville, Basile Angelopoulos, avait annoncé que le maire prenait une période de repos, suivant les conseils de son médecin.

Le maire a de nouveau été mis dans l’embarras jeudi matin, à la suite de la publication d’un article dans le quotidien Le Devoir. Un entrepreneur sous le couvert de l’anonymat y affirme avoir versé 15 000$ en argent comptant par année à la Ville, dont deux fois directement au maire Vaillancourt.

«Si tu ne paies pas, tu n’as pas de contrat», aurait confié l’entrepreneur à la journaliste Kathleen Lévesque.

Un huissier de Laval a également indiqué à Radio-Canada qu’il avait remis à deux reprises 15 000$ en argent comptant au maire Vaillancourt, a-t-on appris jeudi matin.

Gilles Vaillancourt s’est empressé de nier catégoriquement ces allégations par voie de communiqué.

Rappel des faits

  • Le 4 octobre, des policiers de l’UPAC et de l’escouade Marteau ont visité la résidence du maire ainsi que l’hôtel de ville.
  • Le 11 octobre, cinq entreprises de construction de Laval ont été perquisitionnées par l’UPAC. Il s’agit de Poly Excavation, Louisbourg Construction, J. Dufresne Asphalte, Nepcon et Construction Mergad. Parallèlement à cette opération, trois autres entreprises, soit Construction Giuliani de Laval, Asphalte Desjardins de Terrebonne et Construction DJL de Boucherville, ont également été visées par des perquisitions quelques jours plus tard.
  • Lundi, une enquête sur l’attribution de contrats municipaux à Laval a mené à des perquisitions dans les bureaux de quatre firmes de génie-conseil, soit Aecom, Dessau, Genivar et Cima.
  • Jeudi matin, les enquêteurs de l’UPAC ont visité quatre autres firmes de génie-conseil de Laval.

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