MONTRÉAL – Le conseil général du parti PRO des Lavallois — Équipe Vaillancourt a décidé de façon unanime de la dissolution de la formation politique lors d’une réunion tenue en fin d’après-midi lundi.

Par conséquent, les 20 conseillers du parti siégeront dorénavant à titre d’indépendants au conseil municipal de Laval.

Le porte-parole du PRO des Lavallois Jean Lapierre a indiqué dans un entretien que tous les conseillers étaient présents à cette réunion ayant duré 45 minutes. Il a simplement affirmé que les conseillers avaient voulu «reprendre leurs billes» et «revoir leur engagement» à la suite de la démission du chef Gilles Vaillancourt.

Ainsi se confirme un rebrassage complet des cartes à Laval, après le règne de 23 ans de Gilles Vaillancourt à la tête de la troisième ville en importance au Québec et la fin de sa formation.

Le maire Gilles Vaillancourt a rendu les armes dans la controverse, le 9 novembre.

Après avoir été visé par des allégations devant la Commission Charbonneau et ciblé par l’Unité permanente anticorruption (UPAC), le maire n’avait pas cherché, durant son allocution, à se défendre ou à réfuter les allégations de corruption dont il a fait l’objet.

L’ensemble des élus du conseil municipal faisaient partie du Parti PRO des Lavallois de l’ex-maire Gilles Vaillancourt.

Dans un communiqué transmis lundi en soirée, le conseil a dit avoir confié à son agent officiel le mandat d’entreprendre immédiatement les procédures pour que soit retirée l’accréditation du parti PRO des Lavallois – Équipe Vaillancourt auprès du directeur général des élections du Québec.

Les Lavallois pourront bien connaître l’identité de leur nouveau maire dès mardi.

Plus tôt lundi, le greffier avait publié la procédure relative à l’élection du maire. Ainsi, la période de mises en candidature doit se terminer mardi midi.

Si un seul candidat s’est manifesté, le greffier le proclamera élu par acclamation.

Basile Angelopoulos, vice-président du comité exécutif de Laval, avait indiqué la semaine dernière que le nouveau maire de Laval serait choisi de façon démocratique lors d’un vote.

M. Angelopoulos avait apparemment été désigné comme le successeur de M. Vaillancourt, mais l’annonce de la volonté du gouvernement du Québec de nommer un vérificateur spécial à Laval a modifié les plans du conseil.

M. Angelopoulos a indiqué vendredi qu’il avait obtenu l’assurance du ministère des Affaires municipales que le mandat du vérificateur respectera l’exercice des pleins pouvoirs du maire et du conseil municipal pour assurer le bon fonctionnement de la ville.

Une «bonne nouvelle» pour les Lavallois

David De Cotis, président et fondateur de la formation politique d’opposition Mouvement lavallois, s’est félicité que les règles soient désormais les mêmes pour tous.

Il y voit une décision «à 100 pour cent politique», de conseillers qui «veulent sauver leur peau» après le départ de M. Vaillancourt.

M. De Cotis a tout de même parlé d’une bonne nouvelle pour les Lavallois, disant croire que l’«argent» ne dictera pas la prochaine campagne à l’automne 2013, mais plutôt les «idées» et les intérêts des Lavallois.

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