Archives Les acteurs économiques qui souhaitaient que Solargise construise son usine de panneaux solaires sur les terrains du Club de golf Métropolitain Anjou sont déçus de la tournure des événements.

Trop peu de taxes et d’emplois pour un projet mal conçu : la Ville s’est expliquée jeudi sur les raisons de la mésentente avec Solargise, qui a poussé l’entreprise anglaise à ne pas s’installer à Montréal en septembre dernier.

«On a passé une bonne partie de l’été sur le dossier Solargise. Il y a plusieurs conditions qui ne sont pas connues, mais qui doivent être dites», a expliqué la directrice du service développement économique de Montréal, Véronique Doucet, lors de la séance publique de commission sur les finances et de l’administration.

Solargis avait comme projet d’implanter une usine de fabrication de panneaux solaires dans l’Est de Montréal, sur des terrains du golf d’Anjou. Le projet de 2,3G$ devait créer jusqu’à 1000 emplois. Faute d’entente avec la Ville, l’entreprise anglaise a jeté son dévolu sur Salaberry-de-Valleyfield, ce qui a suscité plusieurs critiques de la part de l’opposition officielle à la Ville de Montréal, le milieu d’affaires et le maire d’Anjou, Luis Miranda. Ils ont entre autres accusé le Ville de ne pas en faire assez pour accueillir l’entreprise.

«On avait à faire à une entreprise qui avait peu d’informations sur la constitution de son projet, a confié Mme Doucet. On était en discussion avec Investissement Québec, qui n’avait pas d’information sur le dossier.»

Évoquant un projet «complexe», la fonctionnaire a indiqué qu’aucun bâtiment n’était prévu sur la plus grosse parcelle de terrain, ce qui aurait entraîné très peu de retombées en termes de taxes municipales. «La Ville n’en aurait pas profité sur son ensemble», a-t-elle ajouté.

Finalement, l’entreprise n’a pas réussi à s’entendre avec les propriétaires du terrain du golf d’Anjou qui demandaient un prix trop élevé pour Solargise. Les propriétaires ont par la suite été accusés par la Ville de vouloir spéculer sur leur terrain. La mairesse Valérie Plante avait qualifié cette attitude de «déplorable».

«On a un terrain de 9 millions de pieds carrés, avec une job par 10 000 pieds carré, c’est vraiment ça dont on a besoin», a demandé le maire de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Pierre Lessard-Blais.

«On ne considère pas que ce soit une erreur, a dit l’élu responsable du développement économique, Robert Beaudry. L’entreprise a fait son choix. En affaires, on a une proposition, on l’accepte ou pas.»

Si la Ville a pris le temps de discuter avec Solargise, elle n’a pourtant jamais caché sa volonté de créer un parc nature sur le terrain du Golf d’Anjou.

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