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L’organisme Chez Doris entend ouvrir un immeuble de 26 logements sociaux dans l’Est de Montréal d’ici le début de 2020.

«Ce seront des appartements permanents dans le but d’offrir une stabilité à ces femmes, a souligné mercredi la directrice générale de Chez Doris, Marina Boulos-Winton, pendant le déjeuner de Noël de l’organisme au cours duquel près de 300 femmes ont pris du bon temps.

Mme Boulos-Winston travaille depuis un an sur le projet de logements sociaux. Elle espérait pouvoir accueillir les premières femmes à l’automne 2019, mais elle est est toujours en recherche d’aide financière.

En mai dernier, l’organisme Chez Doris, qui est le seul refuge pour femmes ouvert 7 jours sur 7, a reçu un don de 1M$ de la part de l’homme d’affaires montréalais Andrew Harper. «C’est le plus grand don privé reçu depuis notre fondation. Ça n’arrive jamais, des montants comme ça», a lancé Mme Boulos-Winton.

Cette somme a servi à acheter un immeuble de 300 000 pieds carrés, qui deviendra un refuge de nuit pour une vingtaine de femmes, ce qui était le souhait de M. Harper. L’ouverture de ce nouveau projet est aussi prévue pour le début 2020. «On est en train de faire des plans, d’évaluer l’espace, de voir la configuration d’autres endroits semblables. Notre préoccupation principale, c’est l’hygiène pour ces femmes.»

Malgré ce don, le financement demeure un obstacle pour l’organisme, qui a vécu des moments difficiles dans les dernières années. «[Pas moins de] 78% de notre budget doit être ramassé à chaque année. Il faut trouver d’autres moyens, d’autres donateurs pour augmenter notre budget d’au moins 2,5M$ d’ici 2020», a rapporté la directrice générale de Chez Doris.

Elle a expliqué que l’organisme aura besoin notamment de 750 000$ pour les rénovations du nouvel immeuble et environ 365 000$ pour les meubles, et ce, sans compter le financement pour la bonification des services pour les femmes en situation de vulnérabilité. Celles-ci sont plus de en plus nombreuses, notamment en raison de l’arrivée des demandeurs d’asile.

«Au centre de jour, on accueille environ 84 femmes par jour, mais il y a des journées où on dépanne jusqu’à 120 femmes», a mentionné la directrice de Chez Doris.

Marina Boulos-Winton a d’ailleurs soulevé le manque d’espace de son organisme. «On a besoin de plus d’espace pour le rangement, pour nos activités, pour nos services médicaux, et même nos espaces de travail. Il y a parfois quatre employés dans un petit local. Chacune avec une cliente, ça monte à huit», a donné comme exemple la directrice générale.

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