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L’administration de Valérie Plante veut mandater la commission sur la sécurité publique d’étudier l’installation de caméras corporelles sur les agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), dès 2019. La Ville cherche à savoir si ces équipements sont pertinents à l’échelle de la métropole, sans toutefois établir une échelle géographique pour le moment.

«Cette question est très technique. Les coûts et les implications budgétaires sont importants, donc ce sera probablement très coûteux», a reconnu la responsable de la sécurité publique et conseillère dans Ahuntsic-Cartierville, Nathalie Goulet, lors d’une séance du conseil municipal lundi. Elle a toutefois confirmé l’intention de l’administration à examiner le dossier de près, dès l’an prochain.

La conseillère répondait ainsi à une question du conseiller de l’opposition dans Montréal-Nord, Abdelhaq Sari. Celui-ci a cherché à savoir si l’administration Plante «était pour ou contre» cette idée de caméras corporelles. «On parle d’un problème de perception, de transparence, a-t-il martelé. On l’a vu, il y a eu une insatisfaction du public devant le plan du SPVM» en matière de profilage racial et social, a-t-il ajouté.

«Nous savons qu’il y aura une consultation, nous savons qu’il y a un projet pilote», a renchéri celui qui est aussi vice-président de la commission sur la sécurité publique, en soulignant qu’il voulait connaître la véritable intention de la Ville dans ce dossier.

Depuis mai 2016, des projets pilotes ont déjà été effectués auprès de 70 policiers, notamment dans le métro, ainsi que dans les arrondissement du Plateau-Mont-Royal, de Lachine et de Montréal-Nord. Le rapport de ces projets pilotes sera étudié par la commission, notamment du point de vue «des coûts, de la confidentialité et de la protection des témoins», a expliqué à Métro le cabinet de la mairesse. «Après, on verra s’il est pertinent ou non d’utiliser les caméras. On en est là pour le moment», a-t-il expliqué.

Pour Mme Goulet, il faut d’abord travailler sur «plusieurs aspects» avant de pouvoir concrétiser le projet.

«Le nouveau chef du SPVM, [Sylvain Caron], nous l’a dit ici, dans cette chambre, que les dossiers sociaux vont être de première importance pour lui, a-t-elle martelé. La question du profilage, il va en faire une priorité organisationnelle.»

Elle a promis de travailler «étroitement» avec le SPVM au courant de la prochaine année pour enrayer la problématique du profilage racial et social.

Rappelons que le 11 décembre dernier, le SPVM a présenté son plan stratégique 2018-2021, devant la commission sur la sécurité publique pour lutter contre le profilage racial. L’un des objectifs du service de police est de mieux informer ses employés sur le phénomène, et d’impliquer les communautés concernées.

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