Yves Provencher/Métro

Des policiers sont intervenus mercredi matin dans une résidence de Brossard, en Montérégie, où ils ont été appelés à la fois à secourir une victime de détresse psychologique et une vingtaine de chiens, tout en réglant un problème évident d’insalubrité.

Au lever du jour, un appel à la centrale téléphonique 911 a été fait par le résidant de la maison du boulevard La Pinière qui affirmait que des rôdeurs se déplaçaient dans sa maison.

Lorsque des agents du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) sont arrivés, ils n’ont pas trouvé de suspects, mais ont remarqué que le résidant des lieux avait besoin de soins psychologiques.

«Sur place, on avait des éléments qui nous amenaient vers cette détresse psychologique, c’est-à-dire des odeurs nauséabondes très fortes à l’intérieur de la résidence, du désordre, mais également la présence de 24 chiens et d’un animal exotique, en l’occurrence un boa», a expliqué Ghyslain Vallières, relationniste au SPAL.

L’homme âgé de 35 ans a été conduit dans un centre hospitalier de la Montérégie alors que les chiens trouvés sur la propriété ont été confiés à des membres du personnel du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ).

«Le MAPAQ va faire évaluer les animaux par un vétérinaire. Ils ont été transportés par la SPCA de Roussillon, afin d’être examinés correctement et savoir ce qui va arriver à ces animaux-là par la suite», a indiqué M. Vallières.

Équipe spécialisée

Le corps policier dispose depuis environ un an d’une équipe appelée à intervenir auprès de gens qui sont en détresse psychologique. Cette équipe, composée de cinq agents et d’un sergent, visait à répondre à une situation qui prenait de plus en plus d’ampleur depuis une dizaine d’années, selon le porte-parole, c’est-à-dire les problèmes de santé mentale rencontrés par les patrouilleurs répondant aux appels au 911.

L’équipe, qui a reçu une formation qui est continuellement renouvelée, s’occupe des cas de santé mentale, mais aussi des cas de détresse comme de la violence conjugale, des mauvais traitements d’enfants ou de l’intimidation chez les personnes âgées, par exemple. Les agents spécialisés peuvent ensuite diriger les personnes concernées vers les services qui pourront leur venir en aide.

M. Vallières affirme que près de 1000 interventions ont été faites par l’équipe au cours de la dernière année.

Du côté de l’homme au coeur de l’intervention à Brossard mercredi matin, la police prévoit s’assurer qu’il obtiendra l’aide et les ressources nécessaires pour pouvoir retourner chez lui en toute sécurité.

«C’est un suivi qui ne s’arrêtera pas après l’intervention d’aujourd’hui. Il y aura un suivi en continu auprès de la personne tant et aussi longtemps que l’équipe d’intervention en santé mentale jugera qu’il y a encore une possibilité de dangerosité ou qu’il y a un besoin au niveau de sa problématique particulière», a noté le porte-parole.

Aussi dans Montréal :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!