Guy Turcotte

Les conditions de libération de Guy Turcotte seront réévaluées mercredi devant la Commission d’examen des troubles mentaux qui devra déterminer si l’ex-cardiologue représente toujours un risque pour la société.

Depuis le 5 juillet 2011, M. Turcotte est interné à l’Institut Philippe-Pinel après avoir été déclaré non criminellement responsable du meurtre de ses deux enfants.

En février 2009, Olivier, 5ans, et Anne-Sophie, 3 ans, avaient été poignardés à 46 reprises par leur père qui avait ensuite tenté de se suicider en avalant du liquide lave-glace. Au moment du drame, il était séparé de la mère de ses enfants, Isabelle Gaston, depuis trois semaines.

La Commission avait déjà refusé de le libérer, en juin dernier, se disant convaincue que «dans un contexte de rechute entraînant une désorganisation de son état mental, l’accusé représent[ait] un risque important de poser des gestes de nature criminelle mettant sérieusement en danger la sécurité physique ou psychologique d’autrui.»

M. Turcotte avait toutefois obtenu un droit de sortie pour des périodes de huit heures. Une nouvelle évaluation avait été prévue six mois plus tard, pour une nouvelle mise à jour de l’état de santé mentale de l’homme.

«La principale mise à jour vient du volet hospitalier dans ce cas. C’est l’hôpital qui, par son équipe traitante, dévoilear à la Commission ce qu’ils ont constaté, les progrès ou le recul [du patient], selon le cas. Ils vont faire un état des lieux sur l’évolution de M. Turcotte», a indiqué Me Jean-Claude Hébert, porte-parole du Tribunal administratif du Québec dans le dossier de Guy Turcotte.

«Doit-on élargir ses conditions de libération? Est-ce qu’on le libère tout court? C’est cette décision que la Commission aura à prendre selon les faits nouveaux qui lui seront présentés», a expliqué Me Hébert.

Par ailleurs, la Cour d’appel se prononcera en 2013 quant à savoir si M. Turcotte devra subir un autre procès puisque le Directeur des poursuites criminelles et pénales avait décidé d’en appeler du jugement de non-responsabilité criminel.

Huis clos
En début de journée, l’Institut Philippe-Pinel demandera que les audiences prévues sur trois jours se déroulent en huis clos. Les avocats des médias devraient contester la requête.

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