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Montréal a pris du retard dans la gouvernance liée à ses projets de transport par rapport à des villes comme Vancouver ou Toronto.

C’est ce qui ressort d’une journée de réflexion organisée jeudi par le Forum URBA 2015, une plateforme de réflexion liée à l’UQAM. «Actuellement dans la métropole, on est là où était Translink (la société de transport de Vancouver) il y a dix ans», indique Florence Junca-Adenot, organisatrice de l’évènement et ancienne pdg de l’Agence métropolitaine de transport.

Translink (l’équivalent de la STM et de l’AMT) gère tous les projets liés aux transports, qu’ils soient liés aux routes, aux navettes fluviales, aux bus, aux métros, aux pistes cyclables ou au transport des marchandises. Son territoire couvre la ville de Vancouver et la vingtaine de municipalités aux alentours.

«Cette centralisation leur permet de gérer tous les projets de façon intégrée, ce qu’on n’est pas capable de faire à Montréal, où l’enveloppe financière pour les routes est différente de celle du transport en commun. Cela ne permet pas de mettre en concurrence les projets et d’établir une certaine logique de développement», clame un représentant montréalais présent aux conférences, qui préfère garder l’anonymat.

Là où Vancouver compte sur une seule société de transport, la métropole montréalaise compte 14 organismes de transport, qui ont tendance à tirer la couverture de leur côté, d’où la difficulté à prioriser les projets. Le plus bel exemple est la priorisation dans le choix des prolongements du métro qui doit être faite afin d’obtenir des crédits gouvernementaux. Laval mise sur la ligne orange, Montréal sur la ligne bleue et Longueuil sur la ligne jaune

«Cela ne signifie pas pour autant que Montréal stagne», nuance Mme Junca-Adenot. Elle se félicite que les 82 municipalités de la métropole se soient entendues cette année sur un plan de développement commun privilégiant l’environnement, la qualité de vie et le transport en commun, le Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD). «Mais ce n’est qu’une partie du chemin. Maintenant, il va falloir travailler ensemble à un plan de transport intégré pour toute la métropole», conclut-elle.

Les entreprises aussi…

Les entreprises ont aussi un rôle à jouer pour éviter la congestion routière qui fait perdre à la métropole plus d’1G$ en heures perdues dans les bouchons. Selon plusieurs observateurs, les entreprises québécoises devraient arrêter d’offrir des places de stationnement gratuites à leurs employés. Elles devraient plutôt payer une partie de leur abonnement au transport en commun, comme en France où 50% du coût doit être assumé par l’entreprise.

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