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Plusieurs syndicats et associations étudiantes de l’Université McGill manifesteront mercredi midi afin de souligner l’abandon, par l’établissement, d’un protocole limitant les actions de protestation sur le campus.

Le Protocole concernant les manifestations, les protestations et les occupations sur les campus de l’Université McGill, devait être adopté au conseil de l’établissement mercredi. Or, le 17 janvier dernier, McGill a fait marche arrière face au mécontentement de ses syndicats d’employés et de la communauté étudiante.

«C’est autant une célébration que la poursuite d’un long combat», explique la présidente du Comité de coordination de l’Association des étudiantes et étudiants diplômé(e)s employé(e)s de McGill (AÉÉDEM), Lilian Radovac, à propos du rassemblement prévu mercredi à 12 h 30 devant le pavillon d’administration James.

«La Charte des droits et libertés du Québec suffit à encadrer les manifestations, juge Mme Radovac. Pour ce qui est des actes répréhensibles commis lors de manifestations, le Code criminel et les Règlements municipaux sont également déjà en place. Toute mesure additionnelle ne fait qu’empiéter sur les libertés individuelles.»

L’Association canadienne des libertés civiles a d’ailleurs écrit à la direction de McGill le 8 janvier afin de lui faire part de «préoccupations importantes» sur la nature du protocole proposé.

Mme Radovac rappelle que les syndicats et les associations de l’Université McGill se mobilisent depuis février 2012. L’établissement avait alors adopté un protocole provisoire régissant les manifestations sur le campus à la suite de l’occupation mouvementée du pavillon James par un groupe d’étudiants en début d’année. Ce protocole provisoire, lui, est toujours en vigueur à McGill, une situation que dénonce la présidente du Comité de coordination de l’AÉÉDEM.

Et bien que l’université ait tabletté son nouveau projet de protocole la semaine dernière, elle mènera des consultations durant la session d’hiver afin d’établir un ensemble de «valeurs» auxquelles devraient se conformer les manifestations sur le campus.

«Ils donnent tout simplement un nom différent à un projet similaire», pense Mme Radovac.

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