Collaboration spéciale L'île Sainte-Thérèse

L’île Sainte-Thérèse, située au milieu du fleuve Saint-Laurent, entre l’est de Montréal et la ville de Varennes, pourrait devenir un pôle récréotouristique d’importance si les deux municipalités obtiennent gain de cause auprès du ministère des Ressources naturelles, qui possède 90% du territoire.

«Située sur le territoire de Varennes, cette île est un fleuron méconnu des citoyens de la grande région de Montréal, et nous avons décidé de la faire connaître au plus grand nombre», a déclaré mercredi Chantal Rouleau, mairesse de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles. Le projet de mise en valeur reste à être imaginé, a t-elle ajouté

Son parti, Vision Montréal, déposera une motion au conseil municipal, lundi, pour demander au ministère de faire respecter les règles d’occupation du territoire sur la cinquième plus grande île de la région. Une démarche indispensable pour que le projet de mise en valeur de l’île qui stagne depuis une dizaine d’année puisse aller de l’avant.

L’endroit de 11 km de périmètre est quasiment inhabité et accessible uniquement par bateau. Les quelques propriétaires de l’île et la centaine de squatteurs qui occupent l’endroit utilisent des génératrices pour l’électricité et des pompes manuelles pour l’eau potable. Un fermier y fait pousser du soya. On y trouverait même du pot sur la partie Est qui deviendrait particulièrement dangereuse au moment de la récolte de pot, avec la présence de surveillants armés liés au crime organisé.

«Le laisser-faire des pouvoirs publics combiné aux problématiques d’accès au site ont entraîné plusieurs problèmes sur l’île, notamment la construction de bâtiments sans droits de propriété, l’absence de gestion des déchets, l’absence de traitement des eaux usées, l’intimidation et la violence vécues par les visiteurs et la présence de cultures illicites par des groupes criminalisés. Cela a assez duré», ajoute la chef de Vision Montréal, Louise Harel.

Maurice Vanier, l’ancien maire de Pointe-aux Trembles de 1978 à 1986 reste prudent quant aux chances de voir le projet aboutir. «L’île, c’est plutôt la boite de Pandore que l’ïle au trésors», clame t-il. «Pour que le pôle récréotouristique donne sa pleine mesure, il faudra mettre fin au mauvais raccordements d’égouts qui se déverse dans ce coin là», ajoute t-il en se demandant aussi qui réglera la facture du projet et comment sera réglée les dangers liés la la proximité de la voie maritime et ses tankers.

Mis à part une piste cyclable construite dans les années 1980, il reste peu de traces des tentatives gouvernementales de développer l’île, reconnue pour sa grande valeur faunique et historique. C’est peu connu, mais l’endroit représente le deuxième lieu d’établissement d’une Seigneurerie au 17e siècle, après celle de Québec. Dans les année 1800, l’endroit a aussi accueilli les nouveaux immigrants, le temps de vérifier qu’ils n’amenaient pas avec eux diverses diverses épidémies.

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