Joëlle Morin, porte-parole du programme Faites de l'air!

Les véhicules qui ont plus de 20 ans ne constituent que 10 % du parc automobile québécois. Pourtant, ils ont un impact écologique énorme : ils sont responsables de 50 % de toutes les émissions polluantes issues des transports. La solution? «Recyclez vos vieux bazous!» s’exclame la comédienne Joëlle Morin, porte-parole du programme Faites de l’air! lancé hier dans la grande région montréalaise.

En quoi consiste ce programme?
On veut retirer de la route 20 000 véhicules datant d’avant 1995 d’ici mars 2011.

De quelle manière incite-t-on les gens à participer?
Les gens ont le choix de mettre leur vieille voiture au rancart contre 300 $ en argent, une réduction importante sur un abonnement d’autopartage avec Communauto, un rabais allant jusqu’à 490 $ sur l’achat d’un scooter ou d’un vélo électrique ou un crédit d’impôt allant jusqu’à 700 $ pour l’achat d’un cyclomoteur électrique chez Écomoto. Ils ont aussi l’option de voyager gratuitement en transport en commun pendant 6 mois.

Croyez-vous que ces incitatifs seront efficaces?
Oui! Le programme a commencé officieusement il y a quelques semaines, et déjà 1 000 véhicules montréalais ont été recyclés. On s’arrime aussi au programme fédéral Adieu bazou, qui existe depuis 2003 et qui a déjà permis de retirer des milliers de vieilles voitures de nos routes.

Qu’en pensent les gens autour de vous?
Que c’est une option intelligente! Les gens éprouvent un sentiment de fierté à aller porter leur vieux bazou à la scrap, comme on dit en bon québécois. Et ils peuvent voir concrètement le résultat : le métal est entièrement recyclé, et tous les fluides toxiques sont récupérés de manière à ne pas contaminer la nappe phréatique.

Pourquoi avoir accepté d’être porte-parole?
André Bélisle, président de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, organisme responsable de l’initiative, est un ami de longue date. Je l’admire depuis toujours pour ses actions. Lorsqu’il m’a demandé d’être porte-parole, je n’ai pas hésité une seconde. 

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