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L’administration du Plateau-Mont-Royal investit davantage d’argent dans le district du Mile-End que dans ceux de Jeanne-Mance et De Lorimier, a dénoncé jeudi Vision Montréal.

«Parfois, on oublie que le Mile-End n’est qu’une partie du Plateau-Mont-Royal», a fait savoir le conseiller d’arrondissement de De Lorimier, Carl Boileau.

D’après des chiffres que le parti de Louise Harel a obtenu en vertu de la Loi d’accès à l’information, le district du Mile- End a eu droit à 10,7M$ en investissements locaux de 2010 à 2013, contre 2M$ pour De Lorimier et 1,2M$ pour Jeanne-Mance,

«Le plus surprenant, c’est que le district le plus négligé au cours des quatre dernières années, c’est celui de Jeanne-Mance, celui qui est représenté à l’Hôtel de Ville par [le chef de Projet Montréal], Richard Bergeron», a affirmé la chef de la majorité au conseil municipal, Louise Harel.

Elle a accusé son adversaire dans la course à la mairie de Montréal de «ne pas avoir joué son rôle au conseil municipal». Selon elle, les grands projets que M. Bergeron veut réaliser s’il est élu maire de Montréal, tels que le retour du tramway dans le métropole et l’aménagement d’une nouvelle entrée maritime, occupent davantage le chef de Projet Montréal que les problèmes de ses citoyens.

Vision Montréal a également souligné que les projets qui sont présentés dans le Programme triennal d’immobilisations (PTI) ne sont pas nécessairement ceux qui sont réalisés. «En réalité, il y avait d’un côté ce qui est adopté et de l’autre, ce qui était réalisé. L’écart est tellement énorme», a mentionné Mme Harel.

D’après Carl Boileau, c’est le maire du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, qui décide des projets réalisés. Il a rapporté qu’il avait refusé de voter en faveur du PTI, l’an passé, tout comme la conseillère de ville du district de De Lorimier, Josée Duplessis.

Le conseiller d’arrondissement du Mile-End, Richard Ryan, qui est membre de Projet Montréal, a rejeté les accusations de Vision Montréal. Selon lui, l’administration de Luc Ferrandez a investi dans des projets qui ont été réalisés dans le Mile-End, mais qui servent à tous les citoyens de l’arrondissement. Il a donné comme exemple la Place Laurier et la piscine Laurier. «Il faut arrêter cette gueguerre de district, a-t-il dit. On ne peut pas faire des investissements de district par année et tout diviser dans le PTI.»

Lors de la dernière réunion du conseil d’arrondissement, le maire Luc Ferrandez a admis qu’il a y avait une iniquité entre les districts mais qu’elle était «ponctuelle». «Il ne faut pas se fier à une analyse sur une année, a-t-il déclaré. Il faut regarder une analyse sur cinq ans et même sur dix ans.»

M. Ferrandez a donné l’exemple du district de Jeanne-Mance. De 2010 à 2013, il a reçu moins d’investissements locaux, mais auparavant, d’importants projets y ont été réalisés, notamment le réaménagement du carrefour du Parc et des Pins et la réfection du boulevard Saint-Laurent.

Louise Harel attaque Richard Bergeron
Puisque le district de Jeanne-Mance est celui qui a reçu le moins d’investissements de la part du Plateau-Mont-Royal de 2010 à 2013, la chef de Vision Montréal, Louise Harel, a accusé le chef de Projet Montréal et conseiller de Jeanne-Mance, Richard Bergeron, «de ne pas avoir joué son rôle au conseil municipal».

«Ce sont les grands projets de tramway et d’entrée maritime qui occupent son attention et non pas les besoins de ses concitoyens», a affirmé Mme Harel. Elle a dit comprendre le choix de M. Bergeron ne pas choisir un colistier dans Jeanne-Mance en vue des prochaines élections municipales.

Richard Bergeron a qualifié la sortie de «pathétique» et de «désespéré». «On n’a pas de leçon à recevoir de Louise Harel sur la manière de gérer la Ville de Montréal», a-t-il dit, en évoquant la taxe spéciale qui a été imposée dans son arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et le dette son parti qui dépasse 500 000$.

Le chef de Projet Montréal a dénoncé l’analyse du PTI du Plateau-Mont-Royal par Vision Montréal. «C’est comme dire que la Quartier des spectacles est dans le district Peter-McGill alors c’est injuste pour les districts Sainte-Marie et Saint-Jacques. C’est absurde comme manière de réfléchir, a-t-il fait savoir. On ne gère pas un arrondissement, district par district.»

M. Bergeron a également expliqué avoir choisir Janine Kreber, candidat de Projet Montréal dans le district Saint-Jacques, puisque celui-ci est situé dans l’arrondissement où il habite, Ville-Marie. «On va aussi combler une partie du déficit démocratique si je suis élu maire de Montréal, a-t-il ajouté. Ce sera un résidant du centre-ville et un élu du centre-ville qui exercera la mairie de Ville-Marie.»

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