Yves Provencher/Archives Métro

Vélo Québec a qualifié de zèle policier la manière dont se déroule l’opération sans précédent du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) envers les cyclistes qui enfreignent les règles de circulation.

Jusqu’au 25 août, le SPVM mène sa campagne annuelle «100% vigilant», une imposante opération réalisée sur l’ensemble du territoire de l’Ile de Montréal.

Selon le SPVM, cette offensive vise à «contribuer à diminuer le nombre de cyclistes tués ou blessés et à améliorer la cohabitation entre les cyclistes et les automobilistes à Montréal».

Vélo Québec se demande s’il s’agit d’une opération qui souhaite augmenter la visibilité des policiers ou plutôt réduire les comportements dangereux des cyclistes.

«Nous sommes entièrement d’accord pour que le SPVM sévisse contre les cyclistes et les automobilistes qui ont un comportement dangereux, mais l’acharnement actuel des policiers pour donner l’exemple ne cible nullement ceux-ci. Le résultat est qu’on est en train de déplacer les cyclistes du réseau cyclable vers le réseau routier non aménagé et même de décourager certains citoyens à se déplacer à vélo», a indiqué présidente-directrice générale de Vélo Québec, Suzanne Lareau.

Selon Vélo Québec, ces derniers jours, de nombreux cyclistes ont été interceptés sur les pistes cyclables pour des comportements qui ne remettent pas en cause la sécurité routière, par exemple, pour avoir emprunté le trottoir plutôt que la chaussée dans des tunnels aussi dangereux que De Lorimer et Saint-Laurent. Aussi, un cycliste qui n’avait pas de réflecteurs dans les roues a reçu non pas une, mais deux contraventions de 47$.

Cette opération contre les cyclistes délinquants sème la grogne des adeptes de vélo et a enflammé les réseau sociaux de commentaires.

Vélo Québec a communiqué son incompréhension à la Ville de Montréal a dit l’avoir interpelé «pour qu’on ramène le gros bon sens dans toute cette opération».

«Nous voulons que cette campagne soit rapidement recentrée sur la sécurité dans les rues de Montréal et non sur une approche qui génère insécurité et frustration chez ceux qu’elle vise justement à protéger», conclut Suzanne Lareau.

Dans un communiqué, le SPVM rappelle que le vélo est considéré comme un véhicule, selon le code de la route. Les cyclistes doivent se conformer au code de la même manière qu’ils le feraient en tant qu’automobilistes.

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