Jacques Boissinot / La Presse Canadienne Amir Khadir.

QUÉBEC – Québec solidaire pourra de nouveau compter sur Amir Khadir à la prochaine élection.

À l’occasion d’une conférence de presse-bilan de la session parlementaire, jeudi, le député de Mercier a dissipé les doutes sur son avenir politique en annonçant son intention de briguer de nouveau les suffrages, vraisemblablement l’an prochain.

Du reste, le franc-tireur de la formation de gauche entend rester en politique «tant qu’il n’y aura pas de sang neuf en grand nombre» de Québec solidaire à l’Assemblée nationale.

Avec de telles conditions, des observateurs pourraient conclure que M. Khadir va connaître une longue carrière politique, mais la cochef Françoise David prédit que QS fera élire de nombreux députés d’ici quelques années. Assez nombreux pour former un gouvernement majoritaire.

À l’instar du Parti québécois qui est passé d’un groupuscule en 1968 au gouvernement en 1976, Québec solidaire, né en 2006, peut aspirer au pouvoir majoritaire «d’ici peut-être 2015, 2018, 2020», a soutenu la députée de Gouin, se défendant de faire de la «science fiction». Elle concède toutefois que sa formation devra mettre le pied sur l’accélérateur à compter de l’automne pour mieux faire connaître ses orientations auprès des électeurs.

Pour l’heure, Mme David a dit être satisfaite du travail accompli avec son complice Amir Khadir au cours de la session parlementaire qui prendra fin vendredi.

«Nous avons rempli notre engagement de travailler pour le bien commun, pour la justice sociale et pour le respect de l’environnement au Québec», a-t-elle résumé.

Du reste, la députée solidaire ne se laisse pas distraire par les tiraillements de la famille souverainiste et le fractionnement des formations politiques en faveur de l’indépendance. Au prochain scrutin, Québec solidaire se présentera comme le «remède au désenchantement collectif» et alignera 125 candidats.

«On s’en va vers une élection avec des partis souverainistes différents les uns des autres, et qui, oui, ont à coeur la souveraineté du Québec, mais ne voient pas ça de la même façon, ne proposent pas les mêmes démarches. C’est la population qui choisira, parce qu’après tout les fédéralistes ont aussi plusieurs partis, puis c’est drôle, personne ne semble s’en inquiéter», a-t-elle déclaré.

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