L’Église Unie Saint-James, qui a été remise en lumière en 2006 lorsque les commerces qui cachaient sa façade depuis 1926 ont été démolis, entamera sous peu d’importants travaux de rénovation. La communauté religieuse qui a pignon sur la rue Sainte-Catherine depuis 1889 a annoncé mercredi avoir reçu une subvention de 850 000 $ du Conseil du patrimoine religieux du Québec. L’entente prévoit que l’Église de­vra ajouter l’équivalent de 30 % de la subvention au montant, soit quelque 255 000 $.

Des demandes d’aide financière ont déjà été en­voyées au gouvernement fédéral, qui a cité l’église de la rue Sainte-Catherine à titre de lieu historique national en 1996, et à l’arrondissement de Ville-Marie. L’Église Unie Saint-James compte également mener une collecte de fonds.

L’argent amassé servira principalement à la réfection de la toiture de l’église et à la consolidation de la charpente du toit. «Ça fait 10 ans que je suis ici, et ça fait 10 ans que le toit coule, a fait remarquer le révérend Arlen John Bonnar. Les besoins commençaient à être très pressants. La subvention que nous avons obtenue du Conseil du patrimoine religieux du Québec est une véritable bénédiction.»

L’eau qui s’infiltre dans l’église menace maintenant l’orgue, fabriqué en 1891. Les travaux à la toiture ne tarderont donc pas à être entrepris. Le chantier devrait être lancé en mai et demeurer en place jusqu’au mois d’octobre ou novembre. «Nous ne voulons surtout pas avoir à finir les travaux pendant l’hiver, a indiqué Allen Fuller, responsable de la gestion des travaux de con­servation et de restauration de l’église. Il sera important de respecter les échéanciers.»

Outre la toiture, les mar­ches menant à l’église ont aussi cruellement besoin d’être restaurées. Certaines d’entre elles sont effritées au point où des cordons de sécurité ont dû être installés pour empêcher les paroissiens de les gravir. L’Église profitera des travaux pour installer un ascenseur pour les personnes handicapées. À elle seule, la restauration des marches coûterait quelque 200 000 $, selon ce que rapportait CTV cet automne. 

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