Une centaine de
manifestants arrêtés, des vitres fracassées et des voitures endommagées:
la 15e Manifestation contre la brutalité policière qui s’est déroulée à
Montréal, mardi, ne s’est pas démarquée des précédentes.

Et c’est sans surprise que le SPVM et les organisateurs de l’événement
tiraient un bilan fort différent du rassemblement en soirée.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) estime que la
manifestation s’est déroulée plutôt rondement. Selon Ian Lafrenière,
porte-parole du SPVM, une seule personne a été « légèrement » blessée au
visage après avoir été atteinte par une bouteille.

Une centaine de personnes ont été arrêtées, a-t-il estimé, ajoutant que
ce chiffre était semblable à celui de l’an dernier où 83 manifestants
avaient terminé la soirée au poste de police.

Mais selon M. Lafrenière, il y a eu cette année moins d’arrestations en
vertu du code criminel et davantage liées à des infractions aux
règlements municipaux.

Toutefois, la porte-parole du Collectif opposé à la brutalité policière
(COBP), Sophie Sénécal, ne s’est pas fait prier pour dénoncer l’attitude
des forces de l’ordre, mardi soir, et assurait qu’un plainte serait
déposée en déontologie policière.

« On espère qu’il y aura des accusations retenues contre le chef de
police », a affirmé Mme Sénécal, qui estimait à 150 le nombre
d’arrestations.

« On est très déçus (….). On parle d’une vitrine de magasin brisée.
Est-ce que cela légitimise le fait d’intervenir comme ça sur tout le
monde? », a-t-elle questionné.

« Des personnes ont été arrêtées tout simplement parce qu’elles transportaient des pancartes », a ajouté Sophie Sénécal.

De son côté, M. Lafrenière a assuré que les policiers sont intervenus
dès que l’événement a tourné au vinaigre, soit lorsque des actes
criminels ont été commis. Il cite en exemple des vitrines saccagées, des
véhicules endommagés et un citoyen pris à partie. Des citoyens ont
aussi été interceptés alors qu’ils transportaient des bâtons.

Les manifestants, plusieurs centaines, s’étaient rassemblés à 17h à
l’angle du boulevard de Maisonneuve et de la rue Jeanne-Mance, à deux
pas du quartier général du SPVM. La marche s’est mise en branle près
d’une heure plus tard et s’est dirigée vers le Plateau Mont-Royal.

Mais les policiers ont mis un terme au défilé de manifestants à la
hauteur de la rue Marianne, sur Saint-Denis, vers 18h30. Ils avaient
alors indiqué qu’ils passaient en mode « intervention ».

Un peu plus tôt, le SPVM avait signalé la présence d’une trentaine de
manifestants vêtus de noir et cagoulés. Quelques personnes auraient
également été aperçues munies de pistolets à air comprimé.

Vers 18h, les policiers avaient déjà procédé à une dizaine
d’arrestations « isolées » en périphérie du lieu de rencontre de
l’événement.

Par ailleurs, des manifestations d’opposition aux policiers ont aussi eu lieu à Toronto et à Ottawa.

La police d’Ottawa a récemment fait les manchettes à quelques reprises
pour des interventions musclées à l’endroit de citoyens. Quant à
Toronto, des groupes militants et des citoyens dénoncent le comportement
des policiers lors des manifestations en marge des sommets du G8 et du
G20 en juin dernier.

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