Les cols blancs de Montréal sont en furie contre l’administration du maire Gérald Tremblay. Ils l’accusent de proposer un règlement sur l’équité salariale «à rabais et sur le dos des femmes».

«On trouve cela indécent, s’est insurgé jeudi la présidente du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal, Monique Côté. On n’a pas vu cela dans aucune entreprise où l’équité salariale a fait l’objet d’un règlement.»

Le Ville de Montréal et ses cols blancs sont parvenus à une entente sur l’équité salariale le 23 décembre dernier afin de hausser le salaire des emplois à prédominance féminine et de donner aux 4500 travailleurs visés une indemnité rétroactive à 2001. L’administration municipale a récemment proposé de verser les ajustements salariaux seulement aux employés qui ont atteint le dernier échelon salarial. Comme ils doivent patienter cinq ans avant de l’atteindre, certains obtiendront leur dû qu’en 2015 s’ils sont toujours à l’emploi de la Ville.

«Ce n’est pas comme cela que les paiements en équité salariale doivent se faire», a fait savoir Mme Côté. Le syndicat a signifié à la Commission sur l’équité salariale qu’il ne s’entendait avec la Ville sur modalité de paiement.

Or, dans les règles établies par la Loi sur l’équité salariale, il est indiqué que les employeurs peuvent remettre les ajustements salariaux en un seul versement ou ils peuvent les étaler sur  une période d’au plus quatre ans. Ainsi, les travailleurs recevraient un montant d’argent une fois par année pendant quatre ans.

Monique Côté a évalué à environ 70M$ le montant que le règlement sur l’équité salariale coûterait à la Ville de Montréal. «La Ville sait depuis 2001 qu’elle doit faire l’exercice sur l’équité salariale, a-t-elle dit. C’est la même administration depuis. Elle devait prévoir qu’elle devrait débourser un montant d’argent.»

La Ville a répliqué que le conflit avec les cols blancs concerne les modalités de paiement des ajustements salariaux et qu’il ne remet pas en question sa volonté d’appliquer la Loi sur l’équité salariale.

«Nous sommes confiants que la Commission de l’équité salariale confirmera la validité de notre démarche puisque nous ne faisons qu’appliquer ce qui est prévu dans la Loi, et la Ville s’engage à respecter la décision de la Commission», a indiqué le porte-parole de la Ville, Gonzalo Nunez.

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