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La Ville étudie la possibilité d’implanter la tarification dynamique à Montréal pour améliorer la disponibilité des places tout en améliorant le bilan environnemental.

Ce printemps, la Ville a mandaté la société Stationnement de Montréal sur cette question. «On analysera ensuite les différentes options en vue d’un possible projet-pilote sur certaines rues commerciales», indique Réal Ménard, responsable du transport au comité exécutif. Il précise que la tarification dynamique fait partie des options figurant dans une politique du stationnement actuellement en préparation.

Appliquée au stationnement, la tarification dynamique consiste à faire varier le coût du stationnement selon l’offre et la demande. Par exemple, une place de stationnement dans le quartier des spectacles pourrait varier selon l’heure et coûter 50 sous le matin, 3$ en après-midi et 5$ le soir quand les places libres sont plus rares.

Les tarifs seraient aussi ajustés à la hausse ou à la baisse pendant l’année pour essayer d’atteindre un taux de remplissage de 85%. «L’objectif est de toujours avoir une case de stationnement disponible de chaque côté d’un tronçon de rue. La Ville de Montréal lance ainsi le signal aux automobilistes qu’ils seront toujours les bienvenus à condition de payer le juste prix pour leur espace de stationnement», explique Daniel Bouchard, responsable des transports au Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE-Montréal).

Pour expliquer l’intérêt de ce type de tarification, ce dernier cite l’exemple du Westwood Village à Los Angeles. «Depuis la mise en place de la tarification modulée, le temps d’immobilisation des autos est divisé par deux, le nombre de passagers par auto est plus important et le temps de recherche d’une place libre est quasiment tombé à zéro», explique-t-il. «Utiliser la tarification dynamique c’est s’assurer que le prix est assez élevé pour créer de la disponibilité, mais ça ne signifie pas forcément la hausse générale des tarifs. Dans certains secteurs ça augmenterait, dans d’autres ça baisserait», précise Pierre Lalumière, directeur des communications de Stationnement de Montréal.

Ceci dit, ce genre de mesure peut être assez coûteux, selon l’option choisie. En effet, on doit être capable de mesurer le taux d’utilisation des places dans chaque secteur, en prenant en compte les places utilisées illégalement, ce qui est impossible de faire avec les bornes actuelles. Il faut alors installer un des capteurs sous le bitume comme à San Francisco ou un système de reconnaissance de plaques.

«En Californie, ce projet a coûté 20 M$. Il y a aussi l’option des algorithmes, utilisée à Seattle, qui est moins coûteus,e mais aussi moins précise», indique le porte-parole de Stationnement de Montréal.

L’étude doit être présentée au comité exécutif prochainement, mais compte tenu de la proximité des élections en novembre, rien n’assure qu’une décision soit prise avant.

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