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Deux tiers des Québécois (67 %) seraient en faveur d’une rémunération des enseignants selon leur rendement, et non selon leur ancienneté et leur niveau de scolarité. C’est ce qui ressort d’un sondage Léger Marketing commandé par l’Institut économique de Montréal (IEDM) qui sera publié aujourd’hui.

Selon ce sondage réalisé à la veille de la rentrée, 89 % des 1 005 répondants pensent que les écoles devraient aussi pouvoir con­gédier un professeur incompétent (marge d’erreur de 3,1 %). «L’ampleur du résultat nous a étonnés, convient Germain Belzile, directeur de la recherche à l’IEDM. Cela ne veut pas forcément dire que les Québécois pensent qu’il faut immédiatement congédier un enseignant incompétent, mais que cette option devrait être envisagée en dernier recours.»

L’évaluation des professeurs est déjà pratiquée, non sans controverse, dans plusieurs États américains et en Colombie-Britannique, où un ordre professionnel capable de sanction a été créé. Le ministère de l’Éducation du Québec indique de son côté que les efforts administratifs nécessaires à ce type d’évaluation dépassent les gains potentiels.

Lorsque la Coalition pour l’avenir du Québec de François Legault a relancé l’idée d’évaluer les enseignants ce printemps, les syndicats ont notamment rétorqué qu’un processus de supervision pédagogique existait déjà. «En 2002, l’Office des professions du Québec avait aussi statué que la création d’un ordre n’était pas nécessaire», rappelle Yves Parenteau, porte-parole de l’Aliance des professeurs de Montréal. 

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