Yves Provencher/Métro Michel Brulé

Le candidat à la mairie de Montréal, Michel Brûlé, a décidé de former son propre parti politique, Intégrité Montréal. Le Directeur général des élections du Québec étudie présentement sa demande d’autorisation.

À l’origine, vous vouliez faire campagne comme candidat indépendant. Vous tentez maintenant de former votre parti politique. Qu’est-ce qui vous a fait changez d’idée?
Tu ne peux pas devenir premier ministre du Québec ou du Canada sans avoir de parti ou d’équipe. Alors, j’ai recruté des candidats qui sont à l’image de Montréal. Un Montréal français, cosmopolite et intègre, d’où le nom Intégrité Montréal.

Je pense aussi que je suis un candidat qui dérange. Les quatre principaux candidats sont plus ou moins à l’unisson. Marcel Côté, Denis Coderre et Mélanie Joly proviennent tous de l’establishment libéral. Avec le choix de Richard Bergeron d’avoir comme colistière la femme de Stéphane Dion, Janine Krieber, et le choix de Louise Harel d’aller vers Marcel Côté, il y a beaucoup de gens qui se sentent abandonnés par leur parti.

Sur quoi allez-vous miser pour vous faire élire?
Je veux servir les francophones, mais je crois aussi au cosmopolitisme. Pour un Montréal français et cosmopolite. J’ai des origines allemandes et amérindiennes. Pour moi, c’est ça Montréal. C’est ça la beauté du Québec. Ce sont nos origines diverses. Je crois que ce qui cimente le Québec et Montréal, c’est le français. Montréal a tout à gagner en affichant son identité française.

Je veux baisser aussi le nombre d’élus de 103 à 31. Il y aurait deux conseillers pour les arrondissements de plus de 80 000 personnes et un seul pour les petits arrondissements. Pour Pierrefonds-Roxboro, qui a un statut bilingue, il y en aurait deux.

Vos idées pour Montréal ont-elles changé avec l’arrivée de nouvelles personnes dans votre équipe?
C’est clair. C’est important d’être à l’écoute. Il faut faire preuve de flexibilité. J’ai été éditeur de livres pendant 20 ans et j’ai eu à travailler avec des auteurs qui ont parfois un gros égo.

J’ai recruté M. et Mme Tout-le-Monde. Ce sont les mieux placés. Ils ont des familles. Ils sont capables de faire un budget. Je ne veux pas des gens qui sont dans leur tour d’ivoire et qui sont déconnectés de la réalité. Les gens qui sont autour de moi, ce sont des gens qui n’ont rien à cacher parce que c’est M. et Mme Tout-Le-Monde.

Est-ce que votre formation politique présentera un candidat dans les districts des arrondissements?
On tend vers cela. Je vais présenter bientôt mes premiers candidats. Je demeure ouvert à d’autres candidatures. Je veux que les gens se sentent interpelés par mon parti et qu’ils veulent s’engager. Les gens sont tellement ouverts et ils veulent parler de politique montréalaise comme je n’ai jamais vu dans ma vie. Mais il y a quand même un consensus pour diminuer le nombre d’élus.

Est-ce qu’il y a un candidat anglophone dans vos rangs?
Tous mes candidats parlent anglais. Je n’ai pas recruté d’anglophones jusqu’à présent, mais je suis tout à fait ouvert. Je tends la main aux anglophones et je leur dis de cessez d’être impérialistes et d’être plutôt ouvert sur le monde. Ce qu’on veut en tant que francophone, c’est s’épanouir. On ne veut pas dominer. On ne veut pas imposer notre langue. Je crois qu’il y a beaucoup d’anglophones qui comprennent que le français apporte quelque chose d’inestimable à Montréal et si le français devient une langue folklorisée, il va disparaitre.

Les partis politiques municipaux se multiplient à Montréal. Craignez-vous de diviser le vote?
Non. Je crois en mes chances de gagner. Les gens me croient quand je dis que j’aime mieux mourir que d’être croche.

Que pensez-vous de la Charte des valeurs québécoises?
Montréal fait partie du Québec. C’est la métropole du Québec. C’est sûr et certain qu’il n’y aura pas de droit de retrait qui sera demandé. Il y a beaucoup de musulmans qui s’installent ici pour échapper à l’intégrisme religieux. Le Québec devrait être un état de liberté et la liberté passe aussi par la laïcité.

Êtes-vous en faveur du retour d’une équipe de baseball à Montréal?
Ce n’est pas une priorité. Avant le retour du baseball, les gens ont besoin de manger.

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