Yves Provencher/Métro Michel Brûlé

Le candidat à la mairie de Montréal Michel Brûlé a dû défendre jeudi son slogan «100% français, zéro corruption».

Questionné sur le fait que cette phrase semblait vouloir écarter les anglophones de la ville ou les accuser de corruption, hypothèses qu’il a nié, M. Brûlé a précisé sa pensée.

Montréal ne devrait pas être une ville bilingue, selon le chef d’Intégrité Montréal. «Présentement, quand on appelle à la Ville, on peut appuyer sur le 9 pour être servi en anglais, a-t-il constaté. Ça ne devrait pas être aussi facile d’obtenir ces services.»

Il a confirmé que s’il était élu maire, il refuserait de s’adresser aux médias en anglais. «C’est une question symbolique», a-t-il plaidé.

M. Brûlé a qualifié l’anglais de langue impérialiste, avançant que les anglophones de la planète ne s’intéressaient pas aux autres langues. «Il faut lutter contre l’assimilation», a-t-il affirmé.

Il a dit tendre la main aux anglophones afin qu’ils soient des partenaires de la promotion du français à Montréal.

Les autres candidats à la mairie Marcel Côté, Richard Bergeron, Denis Coderre et Mélanie Joly s’entendent de leur côté pour dire que Montréal reste une ville francophone, mais que ceux qui le désirent devraient pouvoir être servis en anglais.

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