Service de police de Laval La «Molly» se vend sous forme de capsule et de cristaux, et circule déjà depuis quelques années.

Le Service de police de Laval affirme avoir découvert, pour la première fois au cours d’une perquisition, la drogue de synthèse connue sous le nom de «Molly».

«Nos agents pensaient mettre la main sur des substances habituelles, puis ils ont découvert une petite quantité de “Molly” également. On tient donc à avertir la population de faire attention, car cette substance est arrivée sur notre territoire», affirme Franco Di Genova, du Service de police de Laval.

«Quelques capsules» ont été découvertes sur le territoire, indique M. Di Genova, mais aucune arrestation n’a été réalisée jusqu’à maintenant en lien avec cette drogue. Le Service de police de Laval sur sa page Facebook, que la «Molly» se vend sous forme de capsules ou de cristaux et peut avoir des conséquences néfastes sur la santé.

Un acteur de la scène du divertissement qui connaît bien la circulation des drogues récréatives à Laval et à Mont­réal s’étonne que la police de Laval en soit à sa première découverte de «Molly». «La “Molly” et la MDMA, c’est la même chose dans le jargon de la rue. “Molly”, c’est simplement un terme qui a été popularisé par les artistes hip-hop. Ça circule depuis au moins 10 ou 15 ans à Laval et à Montréal», a-t-il indiqué à Métro en souhaitant garder l’anonymat.

Du côté du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), la «Molly» est classée, au même titre que la MDMA, dans le dossier des drogues de synthèse et n’est pas considérée comme une nouvelle substance sur le territoire.

«Cette « nouvelle » substance est souvent mélangée avec d’autres produits obtenus à bas prix, d’où le faible prix de revente aux consommateurs qui sont souvent des jeunes», mentionne le service de police. Ce «dérivé de l’ecstasy», tel que le décrit M. Di Genova, est vendu 10$ par capsule et peut être mélangé «avec n’importe quoi, surtout des produits chimiques. Tout dépend de la personne qui vous le vend», précise M. Di Genova

Un intervenant en toxicomanie du centre de réadaptation en dépendance de Laval, qui a préféré taire son nom, précise que la plupart des comprimés de «Molly» contiennent de la MDMA (ecstasy), même s’il est impossible de savoir ce qu’il y a précisément dans la capsule. Il reconnaît que cette drogue gagne en popularité, bien qu’elle soit dangereuse surtout pour les consommateurs présentant une fragilité sur le plan psychologique, notamment en raison de l’effet dépresseur qu’elle peut causer le lendemain de sa consommation.

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