Dominic Bouffard Richard Bain

MONTRÉAL – Une audience visant à déterminer si l’État paiera les honoraires de l’avocat de Richard Henry Bain, auteur présumé de l’attentat survenu au Métropolis le soir des élections de 2012, influencera le déroulement de son procès.

Bain est revenu au palais de justice de Montréal, mercredi, pour apprendre qu’un juge avait été nommé afin de résoudre le problème de sa représentation juridique plus tard ce mois-ci.

L’impact potentiel de la décision du magistrat dans ce dossier est devenu évident lorsque l’accusé a annoncé au tribunal son intention d’assigner à comparaître quelque 150 témoins s’il se représentait lui-même. L’avocat qui souhaite le représenter estime avoir besoin d’une semaine pour présenter ses arguments.

Richard Henry Bain est accusé de meurtre prémédité et de tentative de meurtre relativement à l’attentat survenu à la salle de spectacle montréalaise où Pauline Marois et les troupes péquistes étaient réunies afin de célébrer leur victoire électorale le 4 septembre 2012.

Ce soir-là, le technicien de scène Denis Blanchette a été tué et son collègue Dave Courage blessé par les balles d’un tireur alors qu’ils se trouvaient près d’une porte dans les coulisses du Métropolis pendant que Mme Marois prononçait son discours.

L’homme de 63 ans fait aussi face à plusieurs accusations en lien avec des armes et un incendie allumé dans la salle de spectacle lors du même incident.

Bain a réclamé l’assistance d’un avocat payé par l’État, soutenant être trop pauvre pour en rémunérer un lui-même. Il a déjà été jugé non admissible à l’aide juridique, ce qui a poussé son premier avocat à se désister.

Une audience aura lieu le 25 février pour permettre au gouvernement du Québec et à l’avocat qui pourrait représenter l’accusé, Jean-Marc Tremblay, d’argumenter sur la question de la rémunération de l’avocat de la défense.

Me Tremblay a affirmé qu’il défendrait Richard Henry Bain si l’État payait ses honoraires. L’accusé devrait témoigner au cours de l’audience.

Le résultat de cette démarche aura une incidence sur le début du procès. Selon le juge Marc David, qui a entendu l’affaire mercredi, le procès s’amorcera le 5 janvier 2015 si Bain se représente lui-même.

Le magistrat a toutefois ajouté qu’il pourrait retarder les procédures si l’accusé avait la possibilité d’embaucher Jean-Marc Tremblay. Ce dernier a informé le tribunal qu’il ne serait pas prêt à défendre la cause en janvier prochain.

Mercredi, un nouveau procureur de la Couronne a été assigné à l’affaire Bain. Matthew Ferguson remplace Éliane Perreault, qui a été nommée juge l’an dernier.

Richard Henry Bain a indiqué avoir l’intention de demander sa libération sous caution puisque son procès ne commencera pas avant un an. Il doit revenir devant le juge David le 3 mars.

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