Yves Provencher/Métro Preuve de la popularité passée des cartes postales, en 1906, pas moins d’un milliard ont été envoyées au Canada, alors que la population dépassait à peine les 12 millions, selon le collectionneur Christian Paquin.

Le musée Pointe-à-Callière vient de faire l’acquisition de 20 000 cartes postales consacrées à Montréal. Métro a rencontré le collectionneur qui a précieusement amassé ces cartes, dont certaines datent d’aussi loin que 1871.

Dès cette année, le public pourra découvrir une partie de l’impressionnante collection de Christian Paquin, qui fera l’objet d’une exposition à Pointe-à-Callière. «Ça m’a fait un gros pincement au cœur de les voir partir, mais je suis heureux que la communauté puisse en profiter», confie cet historien de formation, qui a tout de même gardé quelque
1 000 cartes postales «doublons» en guise de souvenir.

«Vingt mille cartes… c’est énorme! Il va nous falloir au moins un an ou deux pour les numériser et les classifier», explique Claude-Sylvie Lemery, directrice des communications à Pointe-à-Callière. Cette dernière précise qu’en plus de l’exposition sommaire, les cartes postales serviront à alimenter de multiples expositions et ouvrages sur la métropole.

M. Paquin se réjouit que le musée puisse assurer une plus grande diffusion et pérennité à sa collection, qui sera aussi accessible aux chercheurs. «C’est la plus grande collection de cartes postales de Montréal qui ait jamais existé. Même si j’ai toujours voulu la partager, je n’y serais jamais aussi bien arrivé qu’un musée», fait-il valoir.

La collection de M. Paquin illustre le visage de Montréal à différentes époques et témoigne des changements importants qu’a subis le mode de vie des Montréalais au cours des 150 dernières années. Collectionnées par thématiques, les cartes représentent aussi bien des hôtels, dont le Ritz-Carlton, que le parc du Mont-Royal, les Shop Angus et la rue Sainte-Catherine, à l’époque où on y trouvait surtout des boucheries et des magasins de chapeaux.

«Elles constituent un voyage iconographique à travers le temps. Cela fascinera autant les personnes âgées, qui vont se remémorer des époques révolues, que les jeunes, qui vont être fascinés de redécouvrir des lieux qu’ils fréquentent tous les jours.»

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