MONTRÉAL – L’appel de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) aux manifestations anti-austérité, mercredi à Montréal, n’a pas suscité de grande mobilisation.

En soirée, quelques dizaines de personnes ont marché dans les rues de Montréal. L’événement ayant débuté vers 20h30 a vite été déclaré illégal par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et les policiers ont ensuite tenté de disperser le groupe après la crainte d’actes de violence.

«Certains manifestants se sont armés de projectiles sur un chantier routier», a indiqué le corps policier sur son compte Twitter.

S’en est suivi un jeu de chat et de la souris où les manifestants ont tenté de fuir les forces de l’ordre dans des ruelles à proximité du parc Émilie-Gamelin.

Vers 22 heures, il ne restait plus qu’une poignée de manifestants au Parc Émilie-Gamelin, qui ont eux aussi été dispersés par la police. Le SPVM a confirmé n’avoir arrêté personne et n’avoir remis aucun constat d’infraction.

Cette manifestation faisait suite à une première activité au lever du jour qui n’a attiré que quelques dizaines de personnes sous la pluie et à une deuxième manifestation qui n’a regroupé qu’une vingtaine d’étudiants en après-midi.

Ces derniers se sont dirigés vers le Centre de commerce mondial et un petit groupe qui est pénétré à l’intérieur a causé quelques méfaits mineurs, s’en prenant à des décorations de Noël et renversant quelques objets.

Ils se sont toutefois rapidement dispersés et aucune arrestation n’a eu lieu.

Le matin, la manifestation avait aussi rapidement été déclarée illégale par le SPVM et trois personnes avaient été interpellées par les policiers, mais encore là, aucune arrestation n’a eu lieu.

Les manifestants voulaient dénoncer, outre les politiques d’austérité du gouvernement du Québec, la tarification de services publics.

Une autre manifestation était prévue en soirée à la place Émilie-Gamelin, lieu de rassemblement principal des grandes manifestations du printemps 2012.

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