Le Planétarium de Montréal présente depuis mardi deux nouveaux spectacles de haute voltige à la conquête du temps.

En entrée, le spectacle Vertiges viendra titiller pendant 20 minutes les neurones des adeptes du psychédélisme et de la philosophie. «Ce n’est pas un spectacle de vulgarisation, mais on a retenu 10 citations à saveur informative qui forment la colonne vertébrale», résume le vidéoscénographe Jimmy Lakatos, qui a monté le spectacle avec Alexandre Burton. Exemple de citation: «les étoiles peuvent-elles arriver en retard?»

Le plat de résistance est servi par Tempo, une œuvre qui, pendant 40 minutes, dépoussière admirablement la notion de Planétarium.  Si on voulait plagier le directeur d’Espace pour la vie, Charles Mathieu Brunelle, on dirait que Tempo «mélange habilement science, cinéma et émotions»,.

Grâce au talent de vulgarisateur de l’astronome Sébastien Gauthier, le spectateur rivé dans son fauteuil se questionne notamment sur la relativité du temps.  Les locataires de la station spatiale internationale vivent par exemple 16 couchers de soleil par jour, alors que sur  Mercure, on fête son anniversaire tous les 88 jours.  La notion de temps est tellement élastique que les futures images de Pluton ne seront livrées que quand la sonde lancée il y a dix ans finira par rejoindre sa cible.

Mon temps est-il bien utilisé? se demandera probablement le visiteurà sa sortie du Planétarium. Une seule certitude, il ne prendra pas de dessert, trop de questions et d’émotions se bousculent dans son cerveau!

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