Ryan Remiorz Philippe Couillard ,. Ryan Remiorz / La Presse Canadienne

MONTRÉAL – Montréal accueillera le siège de l’organisme international de recherche sur les changements climatiques Future Earth.

Le premier ministre Philippe Couillard, qui participait à l’annonce vendredi, ne s’est pas gêné pour se mettre en porte-à-faux avec le gouvernement conservateur de Stephen Harper sur la question des changements climatiques et des sciences environnementales.

«Le discours canadien sur le changement climatique n’est pas un discours uniforme, il n’y a pas que le message qui vient du gouvernement fédéral actuel», a indiqué M. Couillard.

«Il y a les messages qui viennent notamment d’Ontario, de Colombie-Britannique, du Québec et d’autres provinces qui non seulement reconnaissent à sa pleine mesure le phénomène, mais reconnaissent également le devoir qu’a le pays riche qu’est le Canada de participer à cet effort.»

Le premier ministre en a également profité pour reprendre à son compte une formule popularisée par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon: «On ne peut pas avoir de plan B, parce qu’il n’y a pas de planète B.»

C’est le docteur Paul Shrivastava, de l’Université Concordia, qui dirigera les destinées de Future Earth. L’universitaire, un expert en développement durable, ancien homme d’affaires et fondateur d’organismes non gouvernementaux, a averti que nous sommes maintenant dans «l’ère anthropocène», c’est-à-dire une ère où la nature n’est plus transformée par des procédés naturels mais bien par l’activité humaine.

«L’activité humaine est la plus importante cause de changement et nous devons comprendre ce changement. Future Earth est la plateforme de recherche globale qui entend se concentrer sur ce changement.»

Le premier ministre a d’ailleurs salué cette nomination, y voyant une illustration du discours qu’il tient depuis son arrivée au pouvoir.

«Je suis particulièrement content que notre directeur soit également un entrepreneur. Quelques-uns essaient de nous présenter le faux choix, où soi-disant il faudrait choisir entre développer l’économie et créer de l’emploi ou protéger l’environnement et lutter contre les changements climatiques. Quel choix absurde. Il faut et on doit faire les deux», a soutenu Philippe Couillard.

L’organisme Future Earth, dont la mission est de coordonner les efforts de recherche et le financement de quelque 60 000 chercheurs à travers le monde, a été mis sur pied lors de la Conférence Rio+20, sur le climat.

Future Earth aura quatre autres antennes internationales, soit à Boulder, au Colorado, à Paris, à Tokyo et à Stockholm.

Le bureau de Montréal, qui embauchera entre cinq et huit personnes, disposera d’un budget annuel de cinq millions $. Le gouvernement du Québec participe à ce financement à hauteur de trois millions $ sur cinq ans.

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