HO HO / La Presse Canadienne

MONTRÉAL – Luka Rocco Magnotta abandonnera sa demande d’appel de sa condamnation pour le meurtre prémédité de Jun Lin, rapportent plusieurs médias, mardi.

La cause de Magnotta doit revenir devant la Cour d’appel du Québec, mercredi.

Joint par téléphone, l’avocat de Magnotta installé à Toronto, Luc Leclair, a dit ne pas vouloir commenter les informations provenant de divers médias indiquant qu’il retirera les appels de son client, mercredi. Me Leclair a nié avoir parlé à des médias mardi concernant les appels.

«Je n’ai pas de commentaires à ce moment», a-t-il dit à La Presse Canadienne en référence aux reportages publiés en ligne mardi par CBC/Radio-Canada et TVA.

Un porte-parole du Directeur des poursuites criminelles et pénales du Québec a dit ne pas être au courant d’un tel développement.

Un préposé de la Cour d’appel du Québec a dit que le tribunal n’avait pas encore reçu de document de la part de l’avocat de Magnotta.

Magnotta a été reconnu coupable de meurtre prémédité et de quatre autres accusations en décembre dernier relativement au meurtre et au démembrement de Jun Lin, un étudiant en génie d’origine chinoise.

Magnotta a reconnu avoir tué et démembré Jun Lin, mais tentait de se faire déclarer non criminellement responsable en raison de troubles mentaux.

En janvier, Magnotta disait en appeler de la condamnation et réclamait un nouveau procès.

En vertu de la condamnation pour meurtre prémédité, il a été condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.

Magnotta, âgé de 32 ans, s’est aussi vu infliger les peines maximales pour les quatre autres accusations: outrage à un cadavre, production et distribution de matériel obscène, utilisation de la poste pour envoyer du matériel obscène, et harcèlement criminel (du premier ministre Stephen Harper et d’autres membres du Parlement).

Des psychiatres ayant témoigné pour la défense ont affirmé qu’il se trouvait dans un état psychotique le soir du meurtre et qu’il ne pouvait pas distinguer le bien du mal.

La Couronne a fait valoir que le crime était planifié et délibéré, et que les agissements et le comportement de Magnotta étaient incompatibles avec ceux de quelqu’un souffrant apparemment d’une maladie mentale.

Le jury a délibéré pendant huit jours avant de prononcer un verdict.

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