MONTRÉAL – La démission de la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, a semblé revigorer les marches nocturnes à Montréal, lundi.

Alors qu’ils n’étaient que quelques centaines lors des récentes manifestations, environ 1500 personnes se sont présentées au parc Émilie-Gamelin pour une 21e marche en autant de soirs. Comme d’habitude, ils ont été fortement encadrés par les policiers vêtus de leur équipement anti-émeute.

Si l’atmosphère était bon enfant pendant une bonne partie de la soirée, la tension s’est levée à quelques reprises avant que les policiers ne déclarent la manifestation illégale à 23h34. Selon le compte Twitter du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), des méfaits auraient été commis contre des véhicules et des projectiles ont été lancés vers les policiers.

La marche s’est terminée peu après minuit. Deux personnes ont été arrêtées, l’une pour voies de fait contre un policier et l’autre pour menaces de mort.

Au début, de nombreux manifestaient voulait célébrer à leur façon le départ de Mme Beauchamp, certains portant des pancartes plutôt ironiques comme «Line, joins-toi à nous». L’atmosphère semblait bon enfant. Et au panda qui est en voie de se transformer en mascotte des marcheurs s’est ajouté… un écureuil.

Les manifestants ont notamment déambulé devant l’hôtel de ville de Montréal pour protester contre le projet de règlement du maire Gérald Tremblay visant à interdire le port de masque pendant une manifestation et l’obligation de remettre un itinéraire à la police. Une forte présence policière était sur place pour protéger l’immeuble.

Quelques incidents ont parsemé la manifestation. Certains ont lancé des projectiles vers les policiers. Une pancarte a été incendiée alors que les manifestants tentaient, selon toute vraisemblance, se diriger vers le pont Jacques-Cartier. Les policiers ont averti les marcheurs qu’ils déclaraient la manifestation «illégale» s’ils continuaient de lancer des projectiles.

Une heure plus tard, les policiers ont lancé l’ordre de dispersion à la foule. Certains intervenants ont accusé les forces de l’ordre de les empêcher de ses disperser.

D’autres manifestations se sont déroulées à Gatineau et à Québec.

Aussi dans Montréal :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!