Le vote de grève qu’a tenu le mois dernier l’Association facultaire des étudiants en langue et de communication (AFELC) de l’Université du Québec à Montréal pourrait être entaché par une irrégularité.

Dans un courriel que l’association a envoyé mardi à ses membres, elle mentionne que lors de l’assemblée générale du 18 février, au cours de laquelle les étudiants ont été appelés à se prononcer sur la possibilité de prendre part au mouvement de grève, trois noms ont été ajoutés de façon manuscrite à la liste de présence. L’un de ces étudiants n’étaient pas membre de l’AFELC-UQAM.

«Il nous est impossible de déterminer si cette personne a voté ou non à l’assemblée», est-il écrit dans le courriel.

Or, au cours de cette assemblée générale, 290 étudiants ont voté en faveur d’un débrayage du 23 mars au 2 avril afin de dénoncer les mesures d’austérité du gouvernement de Philippe Couillard tandis que 289 autres s’y sont opposés. Une seule voie a fait la différence. Dix-neuf étudiants ont préféré s’abstenir de voter.

L’AFELC-UQAM a précisé dans son courriel qu’il est possible de réviser une décision prise par une assemblée générale. Une assemblée extraordinaire doit d’abord être convoquée. Pour ce faire, une pétition de 55 signatures doit être déposée. Ensuite, à l’assemblée extraordinaire, «un vote des deux tiers est nécessaire pour rouvrir la résolution», a indiqué l’association étudiante.

Métro a tenté de communiquer avec l’AFELC-UQAM, mais aucun membre de l’exécutif n’a retourné les appels.

Un étudiant membre de l’AFELC-UQAM qui a assisté à l’assemblée générale était dubitatif devant le courriel qu’il a reçu de son association étudiante. «S’il y avait eu un écart de 20 voix, ça n’aurait rien changé, mais le vote s’est joué par une voix qui a fait pencher la balance d’un côté plutôt que l’autre. Ça regarde très mal», a dit celui qui a désiré préserver son anonymat. Ce dernier s’attend à ce que des étudiants s’organisent pour contester le vote de grève même si la tâche s’annonce ardue, selon lui.

L’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), qui compte l’AFELC-UQAM parmi ses membres, a été avisée de la possible irrégularité relevée pendant l’assemblée générale du 18 février. L’exécutif de l’association étudiante l’a assurée que le vote s’était déroulé de façon «légitime».

«Après avoir tenu un deuxième vote et après avoir vérifier la liste de présence, l’exécutif a considéré que le vote était favorable à la grève», a dit la porte-parole de l’ASSÉ, Camille Godbout. Cette dernière a souligné que l’AFELC-UQAM a preuve de «transparence et d’honnêteté» en donnant un portrait détaillé de la situation à ses membres.

L’ASSÉ a indiqué n’avoir reçu aucune plainte d’irrégularité en lien avec les votes de grève depuis le début de sa campagne contre les mesures d’austérité. «Les assemblées étudiantes sont faites de façon très transparente et honnête pour permettre à l’ensemble des gens d’avoir toutes les informations en main», a assuré Mme Godbout.

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