Les chargés de cours de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) réprouvent les démarches que la direction a entreprises pour expulser neuf étudiants.

Ces procédures s’apparentent à de la «répression politique» et «met en danger la démocratique au sein même de [l]’institution», a fait valoir le Syndicat des chargés de cours de l’UQAM dans un communiqué publié mardi.

«Le [syndicat] ne peut dès lors que se demander si ces menaces d’expulsion ne sont pas le résultat d’une commande politique visant, à plus long terme, à empêcher tout mouvement de contestation de la politique d’austérité dans nos murs», ont écrit les chargés de cours.

Au moment de mettre en ligne, Métro n’avait pas pu parler à un représentant du syndicat des chargés de cours.

Vendredi dernier, neuf étudiants ont été convoqués par le comité exécutif de l’UQAM, dont Justine Boulanger qui siège sur le comité exécutif de l’université. Ils auraient enfreint le règlement sur la sécurité des personnes et des biens et à la Charte des droits et libertés des étudiants de l’UQAM lors de manifestations s’étant déroulées de 2013 à 2015. Ils auraient notamment «bloqué un couloir» et «haussé le ton», d’après une pétition mise en ligne pour mobiliser la communauté de l’UQAM. S’ils sont reconnus coupables, ils risquent d’être expulsés pour une durée d’un an ou de façon définitive de l’université.

Les chargés de cours ont rappelé que les faits reprochés ont eu lieu lors de grèves votées par une majorité d’étudiants. Ils ont aussi indiqué que les levés de cours se déroulaient «bien», excepté pour les gardiens de sécurité qui pratiquent l’intimidation.

L’ASSÉ a dénoncé de son côté le moment choisi par la direction de l’UQAM, en pleine grève sociale, pour faire comparaitre des étudiants passibles d’expulsion. Selon le regroupement de quelque 70 000 étudiants, il s’agit de «profilage politique».

L’UQAM a réservé ses commentaires sur tout ce qui entoure la comparution prochaine des étudiants devant son comité exécutif puisque ces procédures concernent des «dossiers confidentiels»

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