Conscience urbaine Le projet qui serait implanté dans Rosemont–La Petite-Patrie serait mené par Conscience urbaine. Il s’agirait d’une œuvre photographique et sonore présentant les récits de citoyens et de communautés ayant vu évoluer le lieu.

Cet été, les Montréalais pourraient voir des terrains vacants de trois arrondissements accueillir des interventions culturelles.

Nommé Espace libre pour la culture, ce programme d’appropriation de terrains inutilisés offrirait des résidences – des laboratoires créatifs – à des artistes désirant s’impliquer dans la communauté. Une troupe de danse pourrait, par exemple, tenir ses répétitions sur un terrain laissé à l’abandon et y impliquer des adolescents d’une maison de jeunes, illustre Fanie St-Michel, directrice générale de l’organisme Conscience urbaine, qui mène le projet.

«On fait souvent référence à l’agriculture pour la réappropriation de terrains vacants; c’est bien, mais nous, on avait envie d’offrir quelque chose qui était plus dans [l’optique d’augmenter le sentiment de sécurité], pas tant par le design d’un parc, mais par l’usage du lieu», précise Mme St-Michel.

Ce nouveau programme sera présenté jeudi soir par l’organisme, qui lancera du coup son nouveau site web et ses nouveaux services.

Trois terrains vacants dans trois arrondissements (Rosemont–La Petite-Patrie, le Plateau-Mont-Royal et Ville-Marie) sont ciblés pour la première phase d’implantation du programme, qui durerait un mois, cet été. L’un d’entre eux est le terrain situé derrière la bibliothèque Marc-Favreau, dans l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie. Toutefois, les ententes ne sont pas encore conclues avec les propriétaires des terrains visés, même si des démarches ont été entamées.

«Souvent, on attend des projets de grande envergure pour ces terrains laissés vacants. Entre-temps, qu’est-ce qu’on peut faire pour valoriser ces espaces vides?» dit Mistaya Hemingway, artiste et urbaniste qui est chargée de projet pour Espace libre pour la culture.

Il ne s’agirait pas d’appropriation clandestine des sites. Conscience urbaine coordonnerait la programmation, chercherait à obtenir les autorisations des propriétaires et trouverait le financement nécessaire, notamment. De plus, les ententes auraient toutes un caractère éphémère. Ainsi, si le propriétaire voulant reprendre son terrain en cours de route pour l’exploiter, il le pourrait.

Carte collaborative
L’organisme Lande a, quant à lui, lancé hier une carte collaborative des terrains vacants de Montréal.

La carte, disponible au landemtl.com, permet aux citoyens de repérer les espaces vacants, de les signaler et de manifester leur intérêt à utiliser ces endroits pour créer un jardin collectif, un parc ou un espace de jeu. L’organisme, lui, peut accompagner les citoyens dans leur démarche.

Landemtl.com

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