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Le vote sur l’expulsion de l’étudiante de l’UQAM Justine Boulanger, qui siège au conseil d’administration (CA) et au comité exécutif de l’Université, a été repoussé. Le comité exécutif s’est réuni ce matin pour la comparution de Mme Boulanger, mais le comité a ajourné sa séance. La comparution serait reportée à une date indéterminée, après le 24 avril, selon ce qu’avance l’Association Facultaire des Étudiant-es en science politique et droit (AFESPED).

Mme Boulanger est menacée d’expulsion, tout comme huit autres étudiants, pour avoir pris part à des levées de cours et des actions militantes en 2013 et 2014. Les comparutions des huit autres étudiants devant le comité exécutif devaient avoir lieu dans les prochains jours, mais on ignore si celles-ci seront repoussées également.

Lorsque jointe par Métro, la porte-parole de l’UQAM, Jenny Desrochers, n’a pu confirmer ou infirmer ces informations. «Tous les dossiers disciplinaires sont confidentiels et la procédure l’est aussi», souligne Mme Desrochers. Elle tient toutefois à préciser que l’exclusion totale de l’Université n’est qu’une seul des sanctions possibles pour les personnes qui enfreignent le Règlement sur la protection des personnes et des biens de l’UQAM. «Les employés et étudiants passent devant le comité exécutif peu importe la sanction», ajoute-t-elle.

Une manifestation regroupant quelques centaines de personnes s’est tenue cet après-midi devant l’UQAM, en soutien envers les neuf étudiants. «Il y a de plus en plus de pression envers la direction, notamment de la part de professeurs, de chargés de cours», croit Samuel Cossette, un autre des étudiants qui risque d’expulsion, contacté par Métro.

La députée de Sainte-MarieSaint-Jacques, Manon Massé, qui a pris part à manifestation, a demandé une rencontre avec le recteur de l’UQAM, Robert Proulx, fin de lui faire part de ses inquiétudes dans ce dossier. «Tout porte à croire les sanctions disciplinaires imposées à neuf étudiants vise à décourager l’expression politique sur le campus de l’UQAM, a fait savoir Mme Massé par voie de communiqué. Les accusations qui pèsent contre eux sont liées à des événements datant de plusieurs mois, voir plusieurs années. Pourquoi sévir maintenant?»

Selon M. Cossette, plus tôt cette semaine, le deuxième représentant sur le conseil d’administration de l’UQAM, René Delvaux, avait demandé de siéger à la place de Mme Boulanger sur les audiences du comité exécutif, cette dernière ne pouvant siéger sur son propre comité disciplinaire. Le CA aurait refusé d’octroyer ce privilège à M. Delvaux.

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