Accessibles en métro, en autobus ou à vélo, ces zones semi-urbaines plongent les cyclistes au cÅ“ur de paysages paisibles et bucoliques. Ci-dessous, une vue du parc Jean-Drapeau.

À la suite du récent rapport de l’inspecteur général visant l’administration de la Société du parc Jean-Drapeau (SPJD), l’opposition officielle à la Ville de Montréal demandera qu’elle rende public l’ordre du jour de son conseil d’administration, ses procès verbaux et ses sommaires décisionnels.

Projet Montréal déposera une motion au prochain conseil municipal pour demander la publication de ces documents décisionnels au moins 3 ou 4 fois par année sur le site internet de la SPJD ou auprès des élus du conseil municipal.

Le parti demande depuis plusieurs années le rapatriement des sociétés paramunicipales dans le giron de l’administration de la Ville de Montréal, dont la SPJD. «On voit très bien que l’administration ne va pas exaucer nos vœux, a déclaré à Métro la conseillère Érika Duchesne. Mais nous souhaitons tout de même proposer des choses pour améliorer la transparence et la gouvernance pour qu’il n’y ait plus de problème à l’avenir.»

L’inspecteur général a relevé, dans son dernier rapport, plusieurs contrats irréguliers en lien avec un projet de réaménagement du parc en vue du 375e anniversaire de Montréal. Cela a mené à la démission du directeur général, Daniel Blier, et de la présidente du CA, Christiane Germain.

«Il aurait dû y avoir quelqu’un qui sonne une cloche dans cette saga et ça ne s’est pas fait», déplore la conseillère. Elle rappelle que les élus n’ont accès qu’à un «petit rapport d’activité et à un rapport financier succinct» de la SPJD une fois par année.

«Quand une bonne partie du financement d’une paramunicipale provient des fonds publics, on devrait avoir un droit de regard sur la gestion de ces fonds», soutient Mme Duchesne.

En 2014, 42% du budget de la Société du parc Jean-Drapeau provenait de la Ville de Montréal, soit un montant de 8,7M$.

Le maire de Montréal, Denis Coderre, avait fait savoir, à la suite du rapport de l’inspecteur général, qu’un cadre de la Ville agirait à titre de directeur général par intérim à la SPJD. Certains dossiers de la SPJD seront également gérés par la Ville, dorénavant, dont ceux en liens avec les services juridiques, l’approvisionnement et les grands projets.

«L’administration pense qu’en nommant une autre personne à la tête de la SPJD, tout s’arrangera, mais c’est cosmétique. On pense qu’on doit vraiment changer quelque chose dans le processus», précise Mme Duchesne.

L’élue estime que la publication des documents de la SPJD pourrait servir de projet-pilote et éventuellement être appliquée aux autres sociétés paramunicipales, comme la Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM) qui a elle aussi été pointée du doigt dans les dernières années.

Projet Montréal souhaiterait également qu’un élu siège au conseil d’administration de la SPJD. «Ça va probablement être une demande, reconnaît Mme Duchesne. Dans le but de redonner confiance au public, qu’il y ait des gens sur le CA qui doivent rendre des comptes au conseil municipal, comme dans le cas de la Société de transport de Montréal, ce serait intéressant.»

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