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Les experts indépendants seront majoritaires au sein du conseil d’administration de l’Agence régionale de transport, qui reprendra les responsabilités de planification de l’Agence métropolitaine de transport (AMT).

«Nous espérons ainsi dépolitiser la planification et faire en sorte que ce soit l’intérêt métropolitain qui prédomine plutôt que les intérêts locaux», a indiqué vendredi le ministre des Transports, Robert Poëti, lors du Forum stratégique sur la mobilité urbaine et le transport intelligent de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Le ministre n’a pas précisé le nombre d’experts qui seront nommés à la tête de l’Agence régional de transport.

À l’automne prochain, un projet de loi sera déposé à l’Assemblée nationale pour réviser la gouvernance du transport en commun dans la région métropolitaine. Le nombre d’autorités organisatrices de transport (AOT) passera de 16 à 5. Il y aura la nouvelle autorité de planification, en plus de la Société de transport de Montréal, la Société de transport de Laval, le Réseau de transport de Longueuil et une nouvelle structure qui sera en charge des opérations dans les réseaux de train de banlieue, de bus express et des circuits de bus locaux.

L’Agence régionale de transport, qui sera chapeautée par la Communauté métropolitaine de Montréal, sera de son côté responsable de la planification, mais aussi de la politique tarifaire, des normes de services, de la stratégie de desserte et de la gestion de l’information à la clientèle. Sa création permettrait, selon M. Poëti, d’augmenter le taux de réalisation des projets de transport en commun de 60 à plus de 80%. Dans les mois suivant son arrivée au ministère des Transports (MTQ), il a constaté qu’au cours des cinq dernières années, environ 40% des fonds dédiés au transport en commun avaient été versés dans le fonds consolidé du gouvernement du Québec.

Le trop grand nombre d’intervenants qui gèrent les réseaux de trains de banlieue, de bus et du métro de Montréal explique en partie le faible taux de réalisation des projets de transport en commun, d’après M. Poëti.

«La coexistence d’un grand trop grand nombre d’intervenants qui travaillent parfois en silos sur divers réseaux et la multiplicité des juridictions font en sorte qu’il y a un tiraillement entre le transport en commun métropolitain et le transport en commun local», a déclaré le ministre.

Les subventions que le MTQ accordent aux sociétés de transport seraient également à l’origine du nombre restreint de projets de transport en commun qui voient le jour. Elles seraient trop peu importantes, ce qui fait que les sociétés de transport n’ont pas les moyens de payer la différence. La ministre a indiqué qu’il réfléchissait à une solution.

«Il est évident qu’il faut ajouter de l’argent pour réaliser plus de projets en transport en commun, a affirmé Robert Poëti. Le modèle de financement actuel ne répond plus d’aucune façon aux besoins. Par contre, avant de penser à ajouter des sources de revenus additionnels, il faudrait commencer à mieux utiliser l’argent que l’on a déjà.»

Le ministre aimerait malgré tout que la région de Montréal obtienne une partie de l’argent provenant du nouveau que le gouvernement fédéral a créé pour financer les réseaux de transport en commun. Des sommes provenant du Fonds pourraient également y être affectées.

Québec a prévu investir cette année 948M$ dans les réseaux de transport en commun. L’an prochain, ce montant sera majoré à 1,1G$.

 

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