Collaboration spéciale La tête du ruisseau Bertrand, qui se trouve sur les terrains marécageux du Technoparc de Saint-Laurent, au nord de l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau, est bordée d'une hêtraie centenaire considérée comme rare sur le territoire.

Une étude externe sera réalisée sur la rémunération et les avantages sociaux reçus par le président-directeur général (PDG) de Technoparc Montréal, à la suite des observations rapportées par le vérificateur général (VG) de la Ville de Montréal dans son dernier rapport.

C’est ce qu’a annoncé l’organisme dans un communiqué, jeudi, en réaction au rapport 2014 du VG rendu public plus tôt cette semaine.

Technoparc Montréal est un organisme à but non lucratif qui gère un important parc industriel dans l’arrondissement de Saint-Laurent et qui est financé à hauteur de 13M$ sur 5 ans par la Ville de Montréal.

En plus d’un salaire de base de 200 000$, le PDG Mario Monette recevait des commissions pouvant atteindre 98 000$ basées sur les ventes de terrains effectuées par Technoparc Montréal. «Il ne peut pas être PDG et agent immobilier», avait critiqué mardi le vérificateur général Jacques Bergeron devant les journalistes.

«Une étude externe sera réalisée sur ces éléments afin de guider le conseil d’administration dans une mécanique d’amélioration continue», a indiqué l’organisme dans son communiqué, précisant qu’il prend «au sérieux» les recommandations du VG.

Le VG avait également noté certains problèmes d’éthique et de conflits d’intérêts au sein du conseil d’administration (CA) de Technoparc Montréal. Certains administrateurs, dont le président, auraient voté en faveur de contrats qu’ils se seraient accordés à eux-mêmes.

L’administration Coderre avait d’ailleurs mentionné, au lendemain de la publication du rapport du VG, qu’il y aurait maintenant une meilleure documentation des décisions du CA. «Souvent, le manque de documentation peut donner lieu à toutes sortes d’interprétations. Ils vont augmenter de beaucoup leur documentation, ce qui permettra un meilleur suivi», avait assuré mardi le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Pierre Desrochers.

Les cibles de performance de l’organisme seront également clairement établies et incluses dans leur contrat avec la Ville, en plus des documents justificatifs que l’organisme devra fournir à la Ville.

Technoparc Montréal précise effectivement dans son communiqué de presse avoir déjà «déposé et mis en branle un plan d’action» à la suite des recommandations du VG.

L’organisme a tenu à faire part de l’impact de son bilan financier sur la Ville de Montréal. «Pour la période visée, soit 2012-2014, les revenus versés à la Ville de Montréal par Technoparc Montréal ont été de 13,68 M$ par rapport à des subventions totalisant 7,8 M$, soit 1,75 fois la valeur des subventions reçues», indique Technoparc Montréal.

«Lorsqu’on considère ce que Technoparc Montréal génère en termes de revenus, d’impôts fonciers et autres impacts économiques, on peut conclure que la Ville de Montréal sort gagnante de son partenariat avec notre organisation», a conclu le président-directeur général de Technoparc Montréal, Mario Monette.

Aussi dans Montréal :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!