MONTRÉAL – L’ancien maire de Montréal Jean Doré a été salué une dernière fois par les membres de sa famille, ses collaborateurs et des gens qui l’appréciaient tout simplement, à l’occasion de ses funérailles officielles qui ont eu lieu lundi à l’hôtel de ville de Montréal.

De nombreuses personnalités politiques et du milieu culturel ont aussi assisté à la cérémonie laïque, dont l’ancienne première ministre Pauline Marois, l’actuelle vice-première ministre Lise Thériault, le maire de Montréal Denis Coderre, le chef de l’opposition officielle Pierre Karl Péladeau, le chef caquiste François Legault, le chef bloquiste Gilles Duceppe, le comédien Michel Dumont, le pianiste Oliver Jones, de même que les anciens maires de Montréal Pierre Bourque, Gérald Tremblay et Laurent Blanchard.

La salle de 275 places était remplie et quelques personnes sont restées à l’extérieur, où un écran géant avait été placé.

Le moment fort de la cérémonie a eu une couleur plus personnelle, lorsque ses filles Amélie et Magalie ont parlé de leur père, parfois en sanglots, le décrivant comme un «père formidable» et passionné par tant de choses: l’aménagement urbain, la politique, les bonnes tables, la culture, notamment.

L’ancienne première ministre Pauline Marois a souligné à quel point il a travaillé pour les femmes — il a notamment nommé une première femme présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal en Léa Cousineau et il avait constitué un comité exécutif paritaire. «C’était important pour moi, ce matin, de venir dire un dernier au revoir à Jean Doré. Ce n’est pas quelqu’un que j’ai connu beaucoup, mais c’est quelqu’un que j’ai connu par son action civique. Il a fait entrer la démocratie ici à l’hôtel de ville. Et il a fait une autre chose importante: il a cru à la place des femmes dans nos institutions», a souligné l’ancienne première ministre.

Durant la cérémonie, Alain Simard, du Festival international de jazz de Montréal, a fait lire un message dans lequel il indiquait que si le festival est devenu ce qu’il est aujourd’hui, c’est en partie grâce à Jean Doré, qui a cru en lui dès le départ.

L’ex-maire de Québec Jean-Paul L’Allier a relaté l’influence que Jean Doré a eu sur lui, sur ses politiques, sur sa foi en la démocratie municipale. Il l’a félicité pour avoir choisi «le leadership plutôt que l’autorité», un choix qui, selon lui, suppose plus de défis, dont celui de convaincre ses interlocuteurs et les autres intervenants.

Durant la cérémonie, le chef bloquiste Gilles Duceppe, qui a été son «ami pendant près de 50 ans», a parlé de la générosité de l’homme, de sa détermination. Et il a livré le message qu’il aurait aimé que Jean Doré livre lui-même: «ne remettez pas à plus tard ce que vous croyez devoir faire; réalisez vos rêves».

Même son adversaire à la mairie, Pierre Bourque, lui a rendu hommage. «Il a fait beaucoup pour Montréal. Il a amené une autre façon de voir les choses, une autre façon de diriger, de gouverner la ville», a-t-il dit.

L’ancien maire Gérald Tremblay a répondu aux questions des médias avant la cérémonie. «C’est très important de rendre hommage à une personne qui a géré une transition dans un moment très difficile. Il y avait un déficit démocratique à la Ville de Montréal (lorsque Jean Doré est arrivé en poste) et il y avait des investissements très, très importants à faire. Et il a compris que sans la population, sans lui donner une voix, c’était très difficile d’accélérer le développement de Montréal. Tout le mérite lui revient avec son équipe», a commenté l’ancien maire.

Jean Doré a été maire de Montréal de 1986 à 1994.

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