Dominique Cambron-Goulet/Métro Les manifestants ont scandé «όχι», qui signifie «non» en grec.

Plus d’une centaine de personnes se sont rassemblées devant le consulat grec à Montréal, samedi matin, pour signifier leur appui à la tenue d’un référendum en Grèce, mais aussi à l’option du NON, soutenue par le premier ministre Aléxis Tsípras et son parti SYRIZA.

Plusieurs syndicats, groupes de gauche et de nombreux membres de la diaspora grecque ont répondu à l’appel de Québec solidaire, qui a organisé la manifestation, appuyée par le Comité de solidarité avec le peuple grec.

«On est tous des Grecs, a lancé d’emblée le porte-parole du Comité de solidarité avec le peuple grec, Dimitri Roussopoulos. On est ici en solidarité avec un peuple qui a tellement souffert dans les derniers cinq à sept ans; et aujourd’hui, ça suffit.» 

Pour lui, la Grèce a été le laboratoire des mesures d’austérité, et le référendum de dimanche est l’occasion de mettre un terme à cette expérience douloureuse.

M. Roussopoulos croit que la majorité de la communauté grecque montréalaise appuie l’option du NON. «La centre-gauche est très forte dans la communauté, dit-il. Les journaux et les radios de la communauté appuient la manifestation d’aujourd’hui.» Si cette option devait l’emporter, il croit que le gouvernement grec aura un mandat encore plus clair pour diriger le pays. «Si le non passe, le gouvernement va être encore plus fort et armé pour négocier avec les bandits de la troïka.» Selon M. Roussopoulos, cela pourrait aussi avoir un effet d’entraînement sur les autres nations européennes, dont l’Espagne, où des élections auront lieu prochainement.

Le porte-parole de Québec solidaire, Andres Fontecilla, établit un lien entre les mesures d’austérité en Grèce et les coupes imposées par le gouvernement québécois. «On ne vit pas du tout la même situation, ni la même crise économique, mais notre gouvernement applique les même politiques d’austérité que la troïka, juge-t-il. On veut nous faire croire que l’austérité est une fatalité, mais nous disons non à cette logique.»

Le député de Mercier, Amir Khadir, a souligné la proximité idéologique de sa formation politique avec le parti au pouvoir en Grèce SYRIZA, qu’il qualifie de courageux. «Nous appuyons leur initiative d’inviter le peuple à discuter et décider de son avenir. Et de ne pas laisser les banquiers et le monde de la finance décider du futur de l’Europe.»

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