Marc-André Tessier/monscoop@journalmetro.com

MONTRÉAL – Même si une certaine harmonie semblait régner à la table de négociations réunissant les représentants du gouvernement du Québec et les leaders des associations étudiantes, la festive et pacifique cacophonie des casseroles a repris du service dans les rues de Montréal et ailleurs au Québec, mardi soir, mais à moindre échelle.

Quelque trois heures après que de violentes averses se soient abattues sur Montréal, causant des inondations et même la fermeture de certaines stations de métro de la ligne Orange, environ 200 personnes, plusieurs munies de leurs ustensiles préférés, se sont réunies à 20 h 30 à la place Émilie-Gamelin pour la 36e marche nocturne consécutive.

À l’instar de ce qui s’est produit au cours des derniers jours, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a déclaré la manifestation illégale, vers 20 h 40, parce que les organisateurs n’ont pas fourni d’itinéraire. Mais elle était tolérée tant et aussi longtemps qu’aucun acte criminel n’était perpétré.

La manifestation s’est terminée peu avant 23 h 15 et le SPVM n’a rapporté aucune arrestation. De brefs rassemblements ont également eu lieu dans six secteurs différents de Montréal.

Le portrait était semblable à Québec, bien que la manifestation ait été déclarée légale lorsque les responsables ont accepté de remettre leur trajet aux autorités policières. Puis, vers 21 h 30, quelques centaines manifestants ont bravé le froid, casseroles à la main, et sont arrivés devant l’immeuble où se déroulaient les négociations entre le gouvernement du Québec et les leaders des quatre grandes associations étudiantes.

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