Isabelle Bergeron/TC Media

Alors que le premier ministre du Canada, Stephen Harper, déclenchait dimanche la plus longue campagne électorale de l’histoire du pays, les troupes montréalaises des partis fédéraux affirmaient être prêts à s’affronter en vue du scrutin du 19 octobre.

C’est sans grande surprise que M. Harper a déclenché des élections, puisque la date du scrutin était déjà connue. Le gouvernement fédéral avait adopté en 2007 une loi obligeant la tenue d’élections à date fixe le troisième lundi d’octobre. Par contre, la longueur de la campagne – 78 jours – a fait sourciller les partis d’opposition.

«On s’y attendait un peu, mais il y a une certaine fébrilité. En politique, on se prépare pour ça, il y a quelque chose de fascinant dans les élections», affirme Pablo Rodriguez, candidat du PLC dans Honoré-Mercier, avant d’ajouter que a tenue des élections les plus chères de l’histoire cadre mal avec le contexte économique difficile qui prévaut.

Il croit aussi que le fait que la campagne soit officiellement lancée avantagera son parti, car les médias devront donner autant d’attention à son chef, Justin Trudeau, qu’aux chefs des autres partis, alors que le premier ministre et le chef de l’opposition bénéficient de beaucoup plus d’espace médiatique en temps normal.

Selon Mario Beaulieu, candidat du BQ dans La Pointe-de-l’île, son parti était en réalité déjà en mode électoral depuis «un bon bout de temps».

«Deux mois et demie, c’est très long, et ça va augmenter de beaucoup les coûts pour les contribuables, déplore-t-il. Mais c’est sûr que ça nous donne plus de temps pour rencontrer les citoyens.»

De plus, il croit qu’un lancement estival pourrait aider le BQ à mobiliser ses troupes. «L’été, ça offre certains avantages. Les gens sont plus en vacances, ils sont souvent plus disponibles, même si certains veulent profiter de leurs vacances et sont moins intéressés par la politique», explique-t-il.

Au PVC, Anne-Marie Saint-Cerny, candidate dans Hochelaga, affirme que les verts attendaient les élections avec impatience depuis janvier.

«Pour ceux qui ont du contenu comme nous, ça va être intéressant ; pour ceux qui vont faire campagne avec des photos de barbecue et tout ça, ça sera peut-être un peu plus long», lance-t-elle, déplorant par contre la facture que devront éponger les contribuables.

Mme Saint-Cerny reconnaît que la longueur de la campagne avantage les partis plus riches, mais pense que le PVC arrivera à tirer son épingle du jeu en menant une campagne non-traditionnelle. «Ça ne se fera pas en achetant des spots promotionnels à Tout le monde en parle», illustre-t-elle, indiquant que la campagne se fera principalement sur les réseaux sociaux.

Le Parti conservateur du Canada (PCC) et le Nouveau parti démocratique (NPD) ont affirmé que leurs candidats montréalais étaient trop occupés pour accorder une entrevue à Métro.

Candidats

Nombre de candidats investis pour chaque parti à Montréal au moment du déclenchement des élections, sur 18 circonscriptions :

  • Parti libéral: 17
  • Parti conservateur: 16
  • Nouveau parti démocratique: 15
  • Bloc québécois: 4
  • Le Parti vert n’a pas pu confirmer à Métro le nombre de candidats officiels.
  • Tous les partis prévoient avoir 18 candidats à Montréal à temps pour le scrutin.

Aussi dans Montréal :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!