TC Média Bertrand Dudemaine, le président du Centre d'archives de Laval à l'origine de cette initiative, Robert Poëti, ministre des Transports, Régine et Guillaume, veuve et petit-fils de Me Lavoie, le maire de Laval Marc Demers et la ministre régionale Francine Charbonneau.

C’est fait. L’Autoroute Laval est devenue l’Autoroute Jean-Noël-Lavoie à la mémoire du maire fondateur de Laval, décédé il y a 2 ans à l’âge de 85 ans.

C’est en présence des membres de la famille, dont son épouse Régine qui a traversé l’Atlantique pour l’occasion, que le dévoilement s’est fait jeudi matin, le 6 août, jour commémorant la création de Ville de Laval.

La cérémonie s’est d’ailleurs tenue dans la salle du conseil de l’hôtel de ville que Me Lavoie avait fait construire à l’époque où il était maire de la défunte ville de Chomedey.

D’entrée de jeu, le maire Marc Demers a reconnu l’apport de Bertrand Dudemaine, président du Centre d’archives de Laval sous l’impulsion duquel l’idée de renommer la 440 en l’honneur de feu Jean-Noël Lavoie a fait son chemin.

«Cette initiative nous a tout de suite plu et nous avons entamé les démarches pour que le projet se réalise», a-t-il déclaré, en rendant bien évidemment hommage au grand visionnaire que fut M. Lavoie.

Pas banal
«C’est un geste important. Ce n’est pas banal de donner le nom d’une personne à une autoroute et ce sera pour la vie», a rappelé le ministre des Transport, Robert Poëti, qui a coupé court à ses vacances pour être de l’événement.

Le dévoilement symbolique du nouveau panneau de signalisation coïncidait avec celui des panneaux en direction est de l’échangeur 440-13 et en direction ouest après l’échangeur 440-25.

«Au cours des semaines et des mois à venir, nous allons graduellement inscrire sur les [autres] panneaux le nom de Jean-Noël Lavoie», a précisé le ministre.

Symbolique
La ministre responsable de la région, Francine Charbonneau, a mis en lumière la symbolique liée à cette importante autoroute qui traverse d’est en ouest le territoire de l’île Jésus, que Jean-Noël Lavoie allait transformer en 1965 en une seule et grande ville.

«On reconnaît le premier, celui qui a cru, qui l’a vue et qui l’a imaginée, Monsieur Lavoie», a souligné Mme Charbonneau. Désormais, a-t-elle enchaîné, les Lavallois «prendront le chemin et suivront la route» de cet homme, dont elle a vanté le leadership, rappelant au passage son rôle de président de l’Assemblée nationale entre 1970 et 1976.

Fait à noter, l’autoroute aujourd’hui rebaptisée Jean-Noël-Lavoie appartient au réseau autoroutier – complété par la 25, 19 et la 13 – qui s’est déployé durant les années 60 et 70 et auquel Me Lavoie a été étroitement lié en sa qualité de député libéral du comté de Laval (1960-1981). L’Autoroute Laval, qui s’étend sur quelque 20 kilomètres, avait été inaugurée en 1974 sous le gouvernement Bourassa.

Grande humilité
Parlant au nom de la famille, le petit-fils Guillaume a indiqué qu’il «n’y a pas meilleur symbole» pour honorer et perpétuer la mémoire de son grand-père.

«Il était d’une très grande humilité. Il n’a jamais vraiment cherché les honneurs. D’ailleurs, il a refusé que quoi que ce soit, soit nommé en son nom de son vivant», a fait valoir le jeune homme après avoir évoqué l’inspirante présence que son grand-père a toujours exercée au sein de la famille.

On se rappellera qu’en 2006, Jean-Noël Lavoie s’était vivement objecté à ce que la Ville baptise une rue à son nom dans le secteur attenant à la station de métro Montmorency, alors appelé à devenir le futur centre-ville lavallois.

L’homme derrière la grande fusion de 1965 avait justifié son geste en évoquant les principes défendus de la Commission de toponymie, qui n’officialise aucun nom de personnes de leur vivant.

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