«J’ai peur que ce soit inéquitable. On a la trouille», a affirmé mercredi à Métro Guy Chevrette, porte-parole du Comité provincial de concertation et de développement de l’industrie du taxi (CPCDIT).

Il a fait cette déclaration alors que le premier ministre, Philippe Couillard, s’est dit ouvert samedi à encadrer par une loi le service de covoiturage Uber. Québec qualifie cette nouvelle application de «transport illégal» depuis l’arrivée à Montréal de l’entreprise californienne en 2014.

«S’il fallait qu’il légalise Uber en lui imposant des exigences différentes des nôtres, il viendrait carrément de commettre un acte déraisonnable», a alerté M. Chevrette.

Alors que Uber a proposé cette semaine de verser à Québec une taxe spéciale de 10 cents par course pour l’utilisation de son service UberX à Montréal afin de légaliser son service, Guy Chevrette juge cette proposition de «dérisoire».

Il fait valoir que les chauffeurs de taxis traditionnels doivent payer plusieurs éléments afin d’officialiser leur statut de chauffeur, dont la TPS et TVQ, un permis de taxi à près de 200 000$, une plaque de taxi à 1000$ par année et une assurance responsabilité de 2000$ par année.

«Pour qu’il y ait une concurrence loyale, il faut que [les taxis traditionnels et les chauffeurs de Uber] soient sur le même pied d’égalité. S’il légalise Uber, le gouvernement doit nous imposer les mêmes conditions», martèle M. Chevette.

Pour ce faire, il y voit deux possibilités: soit les chauffeurs d’Uber doivent payer les mêmes permis et assurances que les taxis traditionnels, soit on impose un allégement des conditions aux taxis traditionnels.

«Uber n’est pas une entreprise de taxi traditionnel, réplique quant à lui Jean-Christophe De Le Rue, porte-parole de Uber Canada. Nous offrons aux Montréalaises et aux Montréalais une plate-forme technologique pratique et efficace pour commander des services de transport à des fournisseurs de transport locaux.»

Le maire de Montréal, Denis Coderre estime lui aussi qu’Uber ne respecte pas les règles en vigueur, mais se dit ouvert à encadrer cette technologie.

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