Les écoles et les bureaux administratifs de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) ont été fermés mercredi. Les enseignants en grève ont empêché les employés d’y entrer.

«Nous voulons une entente négociée, mais pour y arriver, il va falloir nous écouter, a martelé la présidente de l’Alliance des professeurs de Montréal, Catherine Renaud, à propos des négociations entourant le renouvellement du contrat de travail des enseignants. Nous avons l’expertise et l’expérience nécessaires pour trouver des solutions aux problématiques concrètes qu’on vit en éducation.»

Des piquets de grève ont été érigés devant les entrées de toutes les écoles et le siège social de la CSDM. Les enseignants arboraient des pancartes sur lesquelles il était écrit «Le gouvernement abandonne l’école publique» ou «Les profs ne sont pas dupes».

La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) a organisé cette semaine une grève rotative qui s’étend sur trois jours. Les membres des huit syndicats membres du regroupement syndical débrayent pendant une journée, forçant du même coup la fermeture des établissements scolaires de leur région. Mercredi, c’était le tour de la CSDM et des commissions scolaires des Portages-de-l’Outaouais, des Draveurs et au Cour-des-Vallées à devoir fermer leurs écoles.

Une première journée de grève a eu lieu le 30 novembre. Des dizaines de milliers d’enseignants s’étaient alors rassemblés dans le centre-ville de Montréal pour dénoncer les offres patronales. La FAE détient déjà le mandat de tenir une troisième journée de grève. Celle-ci aura lieu si les négociations piétinent, a dit Mme Renaud.

Les négociateurs du gouvernement ont récemment révisé certaines de leurs offres. Ils sont désormais ouverts à ne pas augmenter les ratios maître/élèves, mais cela devra se faire à coût nul. L’abolition de près de 800 postes de professionnels a aussi été mise sur la glace par le gouvernement. Les pondérations a priori, qui font en sorte que les enfants en difficulté comptent pour plus d’un élève, ne seront pas annulées, comme le prévoyaient les premières offres. Elles seront plutôt appliquées à la pièce pour ceux qui sont atteint d’un trouble envahissant du développement.

Pour ce qui est de la semaine de travail des enseignants, qui comptent présentement 32 heures, le gouvernement avait retiré sa demande pour qu’elle totalise 40 heures, mais il est revenu à la charge pour qu’elle soit plus longue qu’actuellement et ce, sans augmentation salariale, d’après Catherine Renaud.

«On revient juste au statu quo, a déploré la présidente de l’Alliance des professeurs de Montréal. La situation actuelle est inacceptable. On a toujours trop d’élèves par classe. On n’est toujours pas capable d’offrir tous les services aux élèves handicapés, en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage. On a toujours une tâche qui est toujours trop lourde.»

«On pense qu’il faut investir en éducation, a ajouté Mme Renaud. On ne peut pas négocier à coût nul. Si on veut protéger l’école publique et offrir les services nécessaires, il faut réinvestir.»

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