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MONTRÉAL – Après les chaînes humaines autour des écoles publiques, on a assisté lundi à son pendant pour les universités: des regroupements d’étudiants, de professeurs, d’employés et de chargés de cours contre les compressions budgétaires.

À l’Université de Montréal, lundi avant-midi, il n’y avait pas de véritable chaîne autour de l’université — comme ça a été le cas pour plusieurs écoles du Québec — mais ils étaient une soixantaine à braver le froid pour écouter des allocutions sur l’effet des compressions budgétaires répétées dans leur établissement.

Tour à tour, durant une pause symbolique, des représentants des chargés de cours, des étudiants, des professeurs, des employés d’entretien, des chercheurs, des employés de différentes catégories ont dénoncé les répercussions de ces compressions: offre de cours moins variée, manque de livres dans les bibliothèques, diminution de la recherche, entre autres.

Selon le regroupement, depuis 2012, c’est une somme de 737 millions $ qui a été versée en moins dans le réseau universitaire du Québec.

«Nous avons un message à envoyer et c’est un message qui est clair: nous n’avons pas le luxe d’appauvrir nos universités comme on le fait en ce moment. M. (le premier ministre Philippe) Couillard, vous êtes en train de rendre nos universités malades. Et lorsque les universités sont malades, tôt ou tard, c’est toute la société québécoise qui s’en ressent et qui en paie le prix», s’est exclamé Frérédic Kantorowski, président du Syndicat des chargés de cours de l’Université de Montréal.

«Ça affecte directement l’offre de cours, l’achat de livres, les services aux étudiants et beaucoup plus sur le campus», a critiqué de son côté Nicolas Lavallée, secrétaire général de la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAECUM).

Les annonces de réinvestissement faites lors de la mise à jour économique du ministre des Finances, Carlos Leitao, la semaine dernière, lui paraissent «trop peu trop tard».

Le gouvernement du Québec a annoncé au cours des derniers jours qu’il était prêt à réinvestir 20 millions $ en éducation cette année et 80 millions $ en 2016.

Le ministre de l’Éducation, François Blais, a précisé au cours du week-end que la somme de 80 millions $ permettrait l’embauche de 600 enseignants.

Le même type de mobilisation a eu lieu dans plusieurs villes universitaires du Québec.

«D’autres actions sont à venir tant et aussi longtemps que le gouvernement ne fera pas de l’éducation et de l’enseignement supérieur une réelle priorité nationale. C’est un début!» a lancé M. Lavallée.

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