Josie Desmarais/Métro

Les quelque 3000 personnes travaillant comme auxiliaire de recherche ou d’enseignement à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) seront en grève illimitée à partir de lundi matin.

Le Syndicat des étudiant-e-s employé-e-s de l’UQAM (SÉTUE), qui les représente, déplore que les négociations avec l’UQAM n’aboutissent pas. Les auxiliaires, qui sont sans convention collective depuis le 31 décembre 2013, veulent entre autres que l’université revoit les échelles salariales.

«Les personnes qui sont au premier cycle sont payés 13$ de l’heure, tandis qu’à la maîtrise, ils sont payés 21$ de l’heure» pour le même travail, affirme Annabelle Sirois, responsable aux communications au SÉTUE.

Le syndicat veut aussi que le travail des auxiliaires de recherche soit reconnu, puisque que, selon Mme Sirois, un chercheur peut bénéficier d’une recherche menée par des auxiliaires sans leur attribuer le travail.

Alors que la fin de la session approche, le syndicat qui les représente, le SÉTUE, ne se cache pas que le déclenchement de cette grève est «stratégique», puisque ce sont notamment les auxiliaires qui corrigent la la majeure partie des examens et des travaux des étudiants de l’UQAM.

«On est conscient que c’est plate, mais à un moment donné, il faut faire quelque chose pour se faire entendre et se faire écouter, a affirmé Mme Sirois. On ne veut pas rester en grève illimitée pendant des mois, on veut que ça se règle vite et qu’il y ait le moins d’impact possible. Mais en même temps, c’est à l’UQAM de bouger, ce n’est pas à nous.»

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