Chantal Levesque/Métro

La fronde entre l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et l’École des sciences de la gestion (ESG) s’envenime, alors que 239 enseignants de cette dernière ont signé une lettre dénonçant les «menaces» qu’aurait fait la présidente du CA de l’université, Lise Bissonnette, à l’endroit de leur doyen, Stéphane Pallage.

Selon la lettre, Mme Bissonnette aurait sommé M. Pallage de ne plus intervenir dans les médias au sujet des différends entre les deux institutions, sous peine de «sanctions». Un représentant de l’ESG contacté par Métro n’a pas pu précisé la nature de ces sanctions.

«De telles menaces sont parfaitement inadmissibles dans notre institution universitaire, qui se veut la gardienne de la liberté de parole, d’expression et d’opinion, et apparaissent à nos yeux comme proprement scandaleuses, peut-on lire dans la missive. [M. Pallage] est notre porte-parole. Le faire taire revient à nier l’expression des opinions et des choix légitimes des membres de l’ESG.»

M. Pallage avait signalé son intention de tenir une consultation auprès des 16000 membres de l’ESG portant sur une séparation possible avec l’UQAM. M. Pallage réclame depuis quelques années une plus grande autonomie pour l’ESG au sein de l’UQAM.

L’UQAM a rejeté les accusations de l’ESG, mercredi matin. «Le doyen de l’ESG UQAM est un membre de la haute direction de l’Université et les demandes qui lui ont été formulées par le recteur et la présidente sont en lien avec les responsabilités qui lui incombent à ce titre, a fait savoir Jenny Desrochers, directrice des relations de presse de l’université. Il n’y a pas de « loi du silence » à l’UQAM. S’il y a une université où il est toujours possible de s’exprimer, c’est bien l’UQAM.»

Elle a de plus affirmé que l’université a déjà mis en place un processus de décentralisation, inscrit dans le plan stratégique de l’université pour les années 2015 à 2019, auquel M. Pallage a adhéré.

Des 239 signataires, 70 sont chargés de cours et 169 sont professeurs. L’ESG compte en ce moment quelque 300 professeurs, selon un représentant de l’école.

Détails à suivre.

Aussi dans Montréal :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!