Mohammad Hannon/The Associated Press Le premier événement de l'Association du jeune Montréal sera au profit de l’Agence de l'ONU pour les réfugiés. Elle œuvre directement sur le terrain en fournissant du matériel aux camps de réfugiés.

Une nouvelle association de jeunes professionnels financera et donnera une voix à des causes différentes et à des organismes moins connus chaque année.

Alors que les reportages et les images se succédaient dans les derniers mois sur la crise des réfugiés syriens à l’international, quatre anciens étudiants en droit de l’Université de Montréal nouvellement arrivés sur le marché du travail, ont senti l’urgence d’agir, mais sans savoir où se diriger.

«C’est vraiment la cause qui est venue nous chercher à la base, affirme d’emblée Alexandre Morin, l’un des cofondateurs de l’Association du jeune Montréal. Quand on s’est rencontrés, on était quatre jeunes qui avaient de l’expérience dans l’événementiel, donc on s’est dit qu’une soirée-bénéfice serait un bon moyen d’aller chercher de l’argent pour la cause.»

Ces quatre jeunes ont parlé à d’autres jeunes professionnels de leur entourage, et l’engouement s’est propagé, si bien qu’ils sont maintenant une équipe de 12 bénévoles autour de l’événement.

Ils organisent, le 1er avril prochain, une soirée caritative au profit de l’Agence de l’ONU pour les réfugiés. Leur objectif? Amasser de 50 000$ à 100 000$ au cours de cette soirée et verser tous les profits à cette agence.

«Les gens qui se sont joints à nous ont tellement d’énergie à mettre, des ressources, des contacts… On a réalisé qu’il y avait un besoin. Donc, on s’est dit qu’il y avait une possibilité pour refaire cet événement annuellement», ajoute le jeune avocat.

De là est née l’Association du jeune Montréal. Une manière pour eux de s’impliquer dans des causes qui leur tiennent à cœur, alors que l’actualité les confronte à plusieurs enjeux, dit-il.

«Il y a beaucoup de possibilités quand on baigne déjà un peu dans le communautaire, mais des fois, quand on arrive sur le marché du travail, on ne sait pas trop par où s’y prendre» – Alexandre Morin, cofondateur de l’Association du jeune Montréal

Ils n’ont pas la prétention de représenter «tous les jeunes de Montréal», dit M. Morin. Leur nom est plutôt choisi pour ce qu’ils sont: de jeunes professionnels qui s’impliquent bénévolement. Ils souhaitent aussi soutenir des causes qui touchent les jeunes, comme la crise des réfugiés, qui a bouleversé plusieurs jeunes de Montréal.

«Il y a des organisations dans lesquels les jeunes peuvent s’impliquer à Montréal, mais souvent la cause est déjà choisie, et c’est la même cause qui revient chaque année, explique Alexandre Morin. On avait alors la liberté, avec la fondation qu’on créait, d’aller chercher des causes nous-mêmes, d’intervenir dans l’urgence, là où sont les besoins.»

Les soirées caritatives de l’Association du jeune Montréal seront donc consacrées à un organisme différent chaque année. «On va essayer éventuellement d’avoir la crédibilité, la portée, le réseau nécessaire pour pouvoir faire rayonner d’autres causes moins connues ou donner une voix à des organismes qui n’en ont pas forcément autrement», ajoute-t-il. Des enjeux locaux, comme l’itinérance et la situation des peuples autochtones, pourraient en faire partie.

L’Agence des Nations unies pour les réfugiés œuvre directement sur le terrain en fournissant du matériel aux camps de réfugiés.

Plusieurs dignitaires, dont la ministre de l’Immigration Kathleen Weil, et des personnes du milieu des affaires ont confirmé leur présence à la soirée du 1er avril. L’Association espère surtout mettre en lien le milieu des affaires avec des causes qu’il souhaiterait soutenir. Sans nommer lequel, M. Morin souligne qu’un commanditaire a déjà montré son intérêt pour établir une relation à long terme avec l’Agence de l’ONU pour les réfugiés.

«Ma plus grande surprise dans tout ça, c’est la réponse qu’on a eue à la fois des jeunes et des entreprises. On sort de l’université, on n’est pas nécessairement très connus dans le milieu des affaires, mais pourtant les gens ont été très sensibles à la cause», dit-il.

Près d’une quinzaine de tables de 10 personnes ont déjà été réservées par des entreprises en plus des billets individuels.

Mais avec un billet à 225$ pour le banquet et 135$ pour le party, réussiront-ils à rejoindre beaucoup de jeunes? «En effet, ce n’est pas donné, reconnaît Alexandre Morin. On réalise très bien que ce ne sont pas tous les jeunes qui ont les moyens de venir assister à la soirée, mais on les encourage à solliciter leur employeur [pour s’impliquer dans la soirée].»

Les prochaines causes pourraient être choisies par un «conseil de sages», dans lequel l’Association irait chercher des conseillers avec plus d’expérience, bien que les événements continueraient à être organisés par des jeunes.

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