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Les organismes de parrainage et d’accueil de réfugiés syriens de la région de Montréal, qui se disent présentement débordés, recevront 750 000$ par le biais du Fonds d’accueil des réfugiés Syriens.

L’annonce a été faite mercredi matin en présence de nombreux dignitaires, dont le ministre fédéral de l’Immigration, John McCallum, et le maire de Montréal, Denis Coderre.

Les organismes communautaires et les organismes de parrainage risquent de se bousculer aux portes pour bénéficier de ce fonds. Ces derniers ont pour le moment de la difficulté à répondre aux besoins des 4411 réfugiés syriens qui sont arrivés à Montréal, Laval et Longueuil entre le 1er janvier 2015 et le 13 mars 2016, dont 95% sont parrainés par des citoyens. Les besoins iront en croissant, puisque plus de 4250 autres dossiers de parrainage ont été approuvés.

«Les parrains de ces 4000 réfugiés n’ont pas toujours les moyens de les aider à s’intégrer à la société et à s’établir sur le marché de l’emploi. Ils se tournent alors vers les organismes communautaires, qui reçoivent des centaines de demandes d’aide», a rapporté Lida Aghassi, directrice générale du Centre social d’aide aux immigrants. M. Aghasi estime que l’argent devrait principalement servir à des projets en employabilité.

«On reste un peu sur notre faim parce que les processus de demande, de suivi et de reddition de compte ne sont pas clairs. On souhaite que l’argent aille vraiment où il y a des besoins.» -Stephan Reichhold, directeur général de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes

Un flou entoure encore la façon dont la totalité de ce montant sera utilisé. La partie montréalaise de ce fonds privé créé par les Fondations communautaires du Canada sera gérée par la Fondation du Grand Montréal. Des sommes seront allouées aux organismes qui soumettront des projets à la Croix-Rouge. Suivant la volonté des donateurs, la priorité sera accordée aux besoins en logement, mais des projets de soutien à l’intégration et l’inclusion pourraient aussi être acceptés.

«Certains groupes pourraient avoir besoin d’une ressource à temps partiel pour faire de la recherche d’emploi avec les réfugiés, a donné en exemple Pascal Mathieu, vice-président de la Croix-Rouge canadienne. Un organisme qui voudrait mettre en place un programme d’aide aux devoirs pour les élèves syriens pourrait aussi être éligible.»

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