Dans deux semaines se tient une compétition de mathématiques, où 100 000 élèves francophones sont attendus pour tester leurs connaissances. Notre journaliste a décidé de se mesurer à un élève de secondaire 3. Divulgâcheur: l’un des deux compétiteurs va subir une cruelle déconvenue.

Comme on est plutôt du genre compétitif, on a voulu se mesurer à un champion. On nous a orienté vers le collège privé Regina Assumpta, dans le quartier Ahuntsic, l’école qui a remporté la compétition la Journée des maths, l’année dernière. Mon adversaire a 15 ans et s’appelle Phillip Yin, c’est l’un de leurs élèves les plus prometteurs, parait-il. On n’en fera qu’une bouchée pareil!

Le combat se déroule sur Netmaths, une plateforme d’apprentissage des mathématiques développée par l’entreprise Scolab qui sera utilisée pour la compétition officielle. «Sur cette plateforme, les élèves s’amusent et n’ont pas l’impression de travailler», explique Meggie Blanchette, professeure de mathématiques de mon adversaire. La compétition permet aussi de stimuler la compétitivité des élèves de façon ludique et de voir quels élèves sont capables d’utiliser leurs connaissances en dehors du cadre scolaire précis inculqué par le professeur, ajoute-t-elle.

Muni chacun d’une tablette, on doit répondre à six questions le plus rapidement possible. Six maudites questions géométriques de calculs de pentes que Phillip a surmontées en moins de 5 minutes. Dans le même temps, on n’avait solutionné qu’un seul des six problèmes. Notre égo en a pris un coup!

competition maths

«Faut pas s’en faire, tout est normal! Des difficultés sont constatées pour certaines notions, chez les parents, dès la troisième année du primaire, notamment parce que le vocabulaire où les méthodes ont changé depuis», explique Marc-Antoine Tanguay, porte-parole d’Allô prof, un organisme d’aide aux devoirs qui répond à environ 100 000 questions d’élèves et de parents par an que ce soit par téléphone, texto ou sur des forums internet.

À cela s’ajoute la courbe de l’oubli. «Si on ne rafraichit pas un nouvel apprentissage ou si on ne l’utilise pas, on a tendance à le perdre après seulement quelques jours», ajoute M. Tanguay. Selon cette courbe, sans réactivation, on perd 50% des choses apprises dès le deuxième jour et dès la première semaine, il n’en reste que 3%. L’honneur est sauf!

En cas de défaite, on avait prévu une petite question piège pour l’adversaire, histoire de rétablir l’équilibre des forces. La trappe prenait la forme d’un t-shirt qu’on arborait avec la phrase suivante: Les jeunes ne savent pas conter (sic). On avait volontairement fait une faute d’orthographe dans le dernier mot et on a testé Phillip Yin, qui a trouvé la faute haut la main. Zut!

Les participants ont jusqu’au 31 mars pour s’inscrire sur le site officiel de la Journée des maths. La compétition officielle se déroule du 4 au 8 avril.

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